Fontenay Sous Soleil été 2016

211688-fontenay-sous-soleil-2016-la-plage-de-fontenay-sous-bois

Cette année à eu lieu la 12éme édition de Fontenay sous soleil du 9 juillet au 4 aout.

Durant toute cette manifestation les habitants de la ville de Fontenay Sous Bois ont pu découvrir et s’initier à différents ateliers numériques. Ces ateliers , quotidiennement proposés , ont été menés par plusieurs animateurs de divers services de la ville : De la DSI , de  la médiathèque et des EPN.

Beaucoup de « curieux » sont donc venus découvrir ces ateliers en s’amusant

Pensiez vous un jour pouvoir jouer du piano en mettant les mains dans l’eau?? dessiner vos propres bijoux en relief ?? commander une petite abeille pour récolter des pièces d’or?? voir vos propres dessins s’animer dans un dessin animé ???

Et bien tout ca est devenu possible à Fontenay Sous Soleil !!!!!!!!

L’atelier Water dance : Grâce à une carte électronique et des fils électriques , il à été possible de contrôler un ordinateur avec des éléments conducteurs!!! Les enfants se sont donc amuser à jouer du piano en mettant les mains dans des bassines d’eau

Atelier Water dance

Atelier Water dance

Water Dance

Water Dance

L’atelier Stylo 3D : Parents et enfants ont pu s’initier à la 3D … certains ont créer des petits personnages , d’autres des bijoux fantaisies……

26072016-IMG_6310

Stylo 3D

27072016-IMG_6499

Stylo 3D

           L’atelier dessins animés : Sur l’espace lecture et détente , les enfants ont eu la surprise de voir leurs coloriages s’animer dans une histoire sur une tablette !!!!!!!!  Incroyable !!!!

P1000561

Dessins animés

P1000558

Dessins animés

        L’atelier blue Bot pirate !!!!! : Avec un tel nom difficile de croire qu’ ‘il n’y aurait pas foule pour ce jeux…. en effet un jeu captivant qui a été crée par les animateurs eux mêmes !!!!  A partir d’une petite abeille robot les enfants devaient la programmer pour une terrible chasse aux pièces d’or.

P1000589

Blue Bot pirate

P1000596

Blue Bot pirate

         L’atelier retro gaming : Qui n’a jamais rêver de rejouer aux jeux vidéos qui ont bercés votre enfance?? Et bien cela était possible durant cet atelier . En effet grâce à une petite carte électronique , les animateurs ont réalisé une mini console de jeux truffée de jeux retro !!! Parents et enfants ont pu (re)découvrir une multitude de jeux: Mario , pacman, space invader..

P1000604

Retro gaming

P1000600

Retro gaming

         L’atelier typographie : Quoi de plus amusant que de faire des dessins à la bombe comme les plus grands « Graffeurs » ??? Grace à un logiciel , enfants et ados ont pu créer des pochoirs pour réaliser une fresque à la bombe…

IMG_20160715_174517

Typographie

IMG_20160715_183137

Typographie

                  Cette édition de Fontenay Sous Soleil 2016 , fut très riche en activités numériques. Parents et enfants ont pu découvrir des ateliers à la fois innovants et ludiques et il est a présagé que la prochaine édition nous réservera encore bien des surprises dans ce domaine .

Ces équipes d’animateurs sont à suivre avec grand intérêt tout au long de l’année..

Rendez vous l’été prochain

Atelier Minecraft 3D

le Mercredi 12 octobre 2016 , les médiateurs numériques de la DSI ont mené un atelier Minecraft 3D le temps d’une après midi .

Lors de cet atelier ados et enfants ont pu  découvrir ou approfondir leurs connaissances en mode construction .

En effet chacun avait pour mission de réaliser une construction de son choix sur une map.

Suite a ça , ils ont pu découvrir comment rendre réel leur oeuvre grâce à une imprimante 3d.

Chacun à donc pu réaliser un modèle et repartir avec son oeuvre en poche !!!!!

wp_20161012_15_29_10_pro

wp_20161012_15_29_52_pro

wp_20161012_15_30_19_pro

capture

Le rendez vous numérique de la rentrée

RTEmagicC_RDV_rentree_2016_02_jpg

Depuis plusieurs années , la municipalité de Fontenay Sous Bois organise un rendez vous incontournable à la fin des vacances d’été :  » La journée des cartables »

Cette initiative permet aux enfants du CP au CM2 scolarisés dans les établissements de la ville d’acquérir du matériel scolaire : trousse , stylo ,règles , feutres….

C’est aussi l’occasion pour les parents de rencontrer différents acteurs qui accompagnent, tout au long de leur scolarité ,leurs enfants : médecin scolaire , service restauration , médiathèque….

WP_20160827_13_25_29_Pro

Cette année , parents et enfants , ont pu rencontrer les acteurs du service innovation et usages numériques de la DSI

Ce fut l’occasion pour eux de découvrir un échantillon de différents ateliers qui seront proposés aux enfants tout au long de l’année.

Impression de figurine en 3D , carte électronique permettant de contrôler un ordinateur  , initiation au stylo 3D, programmation robotique…

WP_20160827_13_23_32_ProWP_20160827_13_23_43_ProWP_20160827_13_24_40_Pro

WP_20160827_13_23_59_ProWP_20160827_09_50_39_Pro

La médiathèque vous écoute

Questionnaire en ligne : La médiathèque vous propose un outil participatif

mediatheque

La médiathèque souhaite impliquer les habitants de la ville à l’élaboration de son nouveau projet de service. En répondant à ce questionnaire en ligne vous nous permettez de proposer un équipement plus proche de vos attentes et de vos préoccupations. C’est aussi pour nous l’occasion de tester un outil en ligne pour communiquer avec vous.

Nous vous remercions d’avance de remplir ce formulaire, ce qui ne devrait pas vous prendre plus de 5 minutes.

REVUE DU WEB #2

Quand la série Mr Robot éclaire l’actualité

showcase_t_2048x2048_mrrobot

Le temps est passé bien vite depuis la dernière revue du web et l’engagement d’en faire une rubrique trimestrielle n’est pas tenu! L’information est dense, toujours aussi hétéroclite, et le temps de la brasser, de l’emmagasiner et de la reformuler avec distance et regard critique a été plus conséquent que prévu.

Nous voici cependant avec le deuxième chapitre de cette rubrique, que je vous propose de dérouler à travers le spectre de la deuxième et formidable saison de la série Mr Robot. Une revue un peu plus concentrée, moins porté sur l’actualité foisonnante que sur des questions qui l’ont traversé de manière sous-jacente au fil des mois : Quelle réalité dessine le paysage numérique en 2016? Quel lien tisser entre contrôle et contrôle de l’internet (peut-on parler de contrôle de l’internet)? Quelle frontière entre “assistance numérique” et contrôle des sociétés? Comment se forger une « identité numérique » (une identité avec le numérique) lorsque le réseau paraît si propice à l’éparpillement des identités?

Le « mode d’emploi » est toujours le même. Le fil du texte est émaillé de liens qui vous permettront d’approfondir la réflexion ébauchée ici, forcément partielle et subjective, de l’enrichir ou de la critiquer.

Non torneranno più (ils ne reviendront plus)

“O trentacinque anni. Non torneranno più le merendine di quando ero bambino,i pomeriggi di maggio, non torneranno più…”

(“J’ai 35 ans. Elles ne reviendront plus, les gourmandises de mon enfance; les après-midi de mai, ils ne reviendront plus…”)

Palombella rossa -Le lob rouge (Nanni Moretti)

Dans ce récit d’un leader du parti communiste Italien confronté à une amnésie durant une partie de Waterpolo (Un scénario unique en son genre), les réminiscences qui émaillent le film de ses passages les plus drôles, mais aussi (et surtout) les plus touchants, témoignent de ce que l’engagement politique a pu dérober de candeur à un homme devenu (pour le meilleur et pour le pire) conscience politique.

Le rapport avec cette revue du web me direz-vous? La fin de l’innocence.

« Esprit éveillé, corps endormi »

Control is an illusion

Mr Robot

mr-robot-alf-pic

Aux prémices de la deuxième saison de Mr Robot, que nous avions évoqué ici, la série paraissait avoir perdu de son mordant. Il aura fallu attendre un improbable sixième épisode (avec l’intervention de Alf himself) pour que la deuxième saison décolle enfin et se révèle encore plus sombre, parfois drôle et provocante, qu’elle ne l’était déjà. Même si le final, dont nous ne dirons rien, laisse un peu sur sa faim, sans réserve, Mr Robot s’avère être l’une des œuvres politiques majeures de ces dernières années, brassant les thématiques qui ont construit et déconstruit notre monde depuis bientôt 15 ans : Crise des subprimes, évasion fiscale, terrorisme, surveillance massive, lanceurs d’alertes, arrivée sur le devant de la scène économique de la république populaire de chine, scandales politiques à tout va, prise en main de wall street par une poignée de firmes issues de la silicon valley, altermondialisme, ac(hack)tivisme, nouvel ordre mondial, etc.

Ces derniers mois, avec les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray, ceux commis à Orlando, le coup d’état raté en Turquie, l’afflux toujours massif et désespéré de migrants fuyant des conditions de vie catastrophiques, le trouble croissant des consciences pointé du doigt dans Mr Robot s’est alourdi. Le désordre est devenu palpable.

Les sociétés réglées numériquement, comme des métronomes, semblent s’être perdues dans cette illusion d’information et de contrôle. “Control is an illusion” sont les mots ayant accompagné la campagne de promotion de la deuxième saison de Mr Robot. Le contrôle des sociétés numériques est mis en balance avec l’avènement du contrôle des vies. Objets connectés, Trackers d’activités, géants du web (GAFAM) centralisant la plupart de nos activités en ligne (messagerie, réseaux sociaux, partage de vidéo, espace de stockage, etc.), sont autant d’innovations proposant des services à double tranchant (voir le dernier et salutaire chapitre de la campagne « Degooglisons Internet » de Framasoft). D’un côté le confort d’une utilisation simple, efficace, sans problème de configuration avec le sentiment que la vie au quotidien est simplifiée (enrichie, “augmentée”?). De l’autre la confiscation de nos informations, documents et données privées par une poignée de multinationales aux fins explicitement mercantiles. Et, planant au-dessus de tout ça, le sentiment d’une incompréhension profonde des évènements qui dessinent les contours de ce monde où tout semble si proche et éloigné à la fois. D’où l’étrangeté,  qui ne saute même plus aux yeux, à dérouler une simple page d’accueil Facebook sur laquelle défilent, pubs pour le dernier Smartphone de telle ou telle entreprise, images terrifiantes d’une famine au cœur de l’Afrique, coup de cœur pour un nouveau gadget connecté, pétition qui prend de l’importance, Photo du dernier repas de machin en vacances au states, vidéos prisent par drone des vestiges d’Alep, Gif animé de Donald Trump en train de se curer le nez, etc. De quoi dérégler les consciences! Ces associations d’images hétéroclites, agencés selon un ordre qui semble arbitraire, non hiérarchisées, non classées, suivant le rythme effréné de la simple publication, ne sont pas sans rappeler les séances de torture auxquelles est soumis Alex, yeux rivés et ouverts de force sur un écran diffusant des images d’une extrême violence (accompagnées par la musique de Beethoven) dans l’Orange Mécanique de Stanley Kubrick.

1280x720-nptLa série témoigne à merveille des bouleversements majeurs engendrés ces dernières années par tous ces phénomènes, creusant toujours plus le fossé entre les puissants de ce monde (symbolisés ici par la firme Ecorp -Evilcorp!) et les autres, personnes épiées, lésées, dont les comportements sont analysés à des fins mercantiles voir de surveillance massive.

Quoi de plus explicite, dans l’actualité récente, que le scandale Yahoo dont la complicité dans l’affaire des écoutes massives orchestrées par la NSA a été évoqué par plusieurs médias, ici ou ici.

De son côté, Google se contente de “nous montrer ce qu’il sait de nous, et ça fait peur”.

mr-robot-your-privacy-has-been-deleted-giclee-print-18-x-24-653_1000Les géants de la silicon Valley brassent aujourd’hui des sommes stratosphériques, plus importantes que des budgets d’état, et à mille lieues des préoccupations quotidiennes de tout un chacun (logement, scolarité, santé, etc.). L’éditorial de Johan Hufnagel (Libération) le 14 mai 2016 élabore une réflexion quand-à la capitalisation boursière d’Apple et de la maison mère de Google (Alphabet) qui dénonce une naïveté des nations face à la toute puissance de ces firmes au-dessus des lois. A la source de cette toute puissance, l’algorithme bien-sûr (le mythe des geeks devenus rois à partir de bidouillages dans des garages californiens), mais surtout le règne du « design » travaillant sur les faiblesses, merveilleusement ciblées, de chaque utilisateur (ou la façon de concevoir des produits en les faisant passer pour des services).

Dans son blog, Hubert Guillaud, pointe du doigt cette question à partir de la conférence TED de Tristan Harris, « concevoir pour bien dépenser son temps ». Son article passionnant « Comment répondre au design de nos vulnérabilités ? » explore cette stratégie « d’illusionniste » des grands groupes de communication du web.

(vidéo en Anglais, vous pouvez la télécharger légalement avec sa traduction sur sa page TED)

Dans le même ordre d’idées, la chronique de Xavier de La Porte du 21 septembre visait à questionner « la manière dont nous apparaît l’information sur l’écran, dont elle est mise en scène, dans ce qui nous est permis de faire ou pas etc. »

En ce sens, Mr Robot est une série fascinante, car c’est dans les coulisses de ce décor et du web design tel qu’il nous apparait, qu’Eliott travaille à faire plier l’illusion, avec des lignes de code inscrites sur un terminal dépouillé de tout apparat.

f_societyAu delà du désordre mondial, c’est le désordre régnant en chacun de nous que révèle mieux que tout Mr Robot à travers Eliott Alderson, son personnage principal. Un désordre traduit en binaire par l’apogée d’un monde contrôlé numériquement et donc “Hackable” (détournable). Ce contrôle, et sa possible subversion, engendrent l’utopie. Car, si le patron (le contrôle) est un algorithme, alors il peut être détourné. De fait, comme nous l’apprend cet article de Xavier de La Porte (toujours lui) , « quelqu’un est en train d’apprendre à détruire Internet ».

display-8232Sans aller jusqu’à “détruire” internet, Le graphiste Geoffrey Dorne (frère du célèbre Korben) nous propose un tour d’horizon de « l’hacktivisme » avec son « Hacker Citizen » ou “comment pirater la ville pour faire société”. (Livre en commande sur TIND : https://tind.fr/boutique/livres/5 )

Hackers et Makers (ceux qui détournent et ceux qui fabriquent) sont les courants qui représentent le mieux cette utopie chez les digital natives, situant le numérique à hauteur d’homme. Les ressources dans ces domaines affluent, parmi lesquelles le précieux site OUI are Makers (proposant des tutoriels Do It Yourself) ou l’indispensable série d’Arte Creative “Fais-le toi-même”.

Le mouvement Nuit Debout, ayant aussi gravité sur et grâce aux réseaux, est en partie une résultante de ces utopies de l’ère numérique. comme le dit Vincent Glad dans un article pour Libération, “Il y a de nombreuses similitudes entre la pensée Internet et le mouvement de la place de la République.”  De même, le site Makery nous montre comment le mouvement a été investi par les makers de tous poils, artistes, philosophes, libres penseurs et l’état d’esprit D.I.T (Do It Together).

Ces mouvements (à l’image aussi d’Occupy Wall street, formidablement documenté en creative commons sur archive.org) vont certainement dans le sens d’un web rêvé par Tim Berners-Lee (son inventeur qui, il n’est pas inutile de le rappeler, décida en 1993 avec le CERN d’offrir l’ensemble de son travail autour du World Wide Web au domaine public).

img_20161010_104955(Cyberbook – La revue dessinée – Hervé Bourhis et Rudy Spiessert – Disponible à la médiathèque)

À l’autre bout de la chaine, le sentiment de perdre le contrôle qui, de son côté, engendre les thèses conspirationnistes. Heureusement des veilleurs travaillent à déconstruire les raisonnements trop faciles (Hoaxbuster), à l’image de cette enseignante dont la chaîne youtube “Hygiène mentale” évoque la démarche d’éducation aux médias auprès de classes de CM2.

Mais le doute face à une réalité de moins en moins tangible demeure. La recherche d’une « vérité cachée » alimente les théories d’un nombre d’internautes de plus en plus important. Dans son article « Aux frontières du réel » (Le monde diplomatique), Evelyne Pieiller développe une belle réflexion qui, de Balzac à Philip K Dick ou Matrix, nous permet de mieux comprendre les liens tissés entre fiction et « vérité caché » au fil des siècles. La lecture de cet article et la découverte de Mr Robot font naître une interrogation : « Internet est-il une fiction? » ou plutôt, « de quoi internet est-il la fiction? ».

Car, entre l’émergence des premiers ordinateurs personnels, la promesse d’un monde merveilleux mais fictionnel porté notamment par le jeux vidéo, et le règne du web brassant des milliards d’octet d’information à la seconde, quelque chose s’est perdu. Une naïveté face à l’information, une posture d’enfant. Eliott est cet enfant ayant grandi trop vite, ce négatif de Mark Zuckerberg et consort (comme l’était aussi le regretté Aaron Swartz). Ses troubles de la personnalité traduisent en fiction, cette “fin de l’innocence” engendrée par l’avènement de l’internet. L’information va vite, trop vite. Tout se sait immédiatement. Les images sont violentes. Les paroles sont violentes. Peu de recul ou de distance critique pour accompagner « ce précipité » d’informations. Les yeux tout d’abord sidérés finissent par se lasser. Les images circulent en boucles, en gif, au fil des posts sur les réseaux sociaux, suscitant indignation, terreur, cynisme et, de plus en plus, indifférence.

Pour ses dix ans d’existence, Wikileaks à travers une conférence de presse de Julian Assange, vient nous rappeler à son souvenir avec de nouvelles révélations qui ont fait polémique au sujet de la campagne présidentielle américaine ainsi que de Google (voir également ici ). Xavier de La Porte (encore et toujours lui) fait un point sur ces dix ans d’existence et la manière d’appréhender l’information sur la toile que Wikileaks a permis de modifier.

Le rêve d’une navigation paisible vendue par tous les géants du web est clairement compromis. Quelque chose ne tourne pas rond. Difficile d’ouvrir sa page d’accueil Facebook dégagé de toute préoccupation éthique ou morale, tant le magma de contenus hétéroclites, chaotiques, est difficile à appréhender sans aucune hiérarchisation de l’information.

Pour mieux oublier ce flux de contenus, un peu comme Eliott au fil des épisodes, les identités se scindent et face à l’horreur des images, bien des personnes se tournent vers le culte du bien être dont le marché est en pleine ébullition (montres connectées, capteurs de sommeil, applications dédiées aux régimes alimentaires, etc.). Parmi les chaines à succès Youtube, nombre d’entre-elles font office de « coach santé », et de nouvelles « disciplines » pour les moins curieuses rencontrent un succès phénoménal, à l’image de l’ASMR (technique de relaxation par le murmure – entre autre). A vous de juger !

Mr Robot raconte donc, en filigrane, l’inénarrable expérience de tout individu connecté au XXI eme siècle. L’information principale de cette série, en définitive, est la fragilité sur laquelle repose les fondements de cette « société numérique ». Une société qu’il appartient à chacun de se réapproprier, de hacker ou de réinventer. Les diverses initiatives locales, nationales, internationales (Occupy, Nuit debout, Podemos, décroissance, économistes atterrés, émergence des fablabs, mouvement du logiciel libre, soutien aux réfugiés, etc.) sont encourageantes et témoignent d’une réelle volonté des populations de rétablir le rapport de force, à travers le web notamment, d’inverser les valeurs, de lutter.

mr-robot-saison-1-rami-malek-christian-slaterEn attendant la prochaine revue du web je vous recommande donc vivement la série Mr Robot (en vod sur Google film ou Itunes… ce qui est un paradoxe. Mais prochainement, peut-être, à la médiathèque!) et vous souhaite une navigation « éclairée ».

La Machine à Tchatch’

C’EST PARTI !

A partir du mois de février 2015 et jusqu’à septembre 2016, un projet de création destiné aux jeunes fontenaysiens permettra de jouer avec les mots et le numérique, en lien avec le réseau culturel et social de la ville.

nuage
Étire ta langue.

Zazie, sous la plume de Raymond Queneau, tire et étire la langue dans tous les sens. Elle tire la langue aux convenances des adultes en commençant par un « DOUKIPUDONKTAN » qui donne le ton. Et Queneau d’ajouter : « On ne peut plus soigner la France sans lui dire « tire ta langue ». Elle la tire. Moi je la trouve un peu blanchâtre. Ces sacrés Habits verts la soignent, et mal. »

Dans ce projet, nous nous proposons de tirer la langue aux débats de spécialistes pour prendre plutôt la posture de touristes (que nous sommes), ou d’extra terrestres (que nous aimerions être), curieux de découvrir les langues de sons, langues de signes, langues mélangées et musicales…

Des ateliers sont organisés mêlant une exploration de la langue orale et des codes utilisés par les jeunes, un travail sur la voix, une initiation aux techniques d’enregistrement et une réflexion sur l’écriture interactive. Cette création collective aboutira à concert numérique polyphonique pour voix et claviers AZERTY, et à une installation interactive itinérante.

La Machine à Tchatch’

Ce projet s’inscrit dans une démarche exploratoire et créative, instaurant un rapport ludique à la ville, aux réseaux sociaux et à ses modes de communication tout en tissant de nouveaux liens entre l’action culturelle et le numérique.

La machine à Tchatch’ est un projet imaginé par Antoine Denize, artiste numérique fontenaysien, avec la complicité de Laurent Colomb, auteur dramatique et enseignant et soutenu par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse et la ville de Fontenay sous Bois.

 

LE CONCERT DE LA MACHINE À TCHATCH’

Le concert sonore et graphique de la Machine à Tchatch’ sera présenté le 17 septembre à 20h au Comptoir suivi du spectacle Ṿŏčåƀűȴŏñṩ.

Entrée libre.

Halle Roublot
95 rue Roublot
94120 Fontenay-sous-Bois

ça bug

cabug-web

A partir du 28 septembre 2016, la médiathèque Louis Aragon vous propose deux nouveaux temps hebdomadaires consacrés à la réparation informatique. En mode « Repair-café« ,  nous vous proposons de comprendre et résoudre ensemble vos problèmes informatiques. Venez avec vos ordinateurs défectueux, trop lents, vérolés, et nous parviendrons certainement à leur donner un second souffle. Ces temps seront aussi l’occasion pour vous de poser toutes vos questions liées à l’informatique, à votre usage du web, à vos incompréhensions, etc. Et comme la réparation informatique s’accompagne le plus souvent de logiciels libres, les mercredis et vendredis seront aussi consacrés à leur installation. Venez donc découvrir les avantages de Linux et profiter pleinement de votre ordinateur sans intrusion intempestive.

Tous les makers, bidouilleurs, informaticiens bénévoles seront les bienvenus pour prêter main forte et faire profiter la communauté de leur savoir faire.

A très bientôt à l’espace numérique de la médiathèque Aragon!

Stages informatiques à la médiathèque

Pour fêter la fin de l’année scolaire, la médiathèque Louis Aragon vous propose trois stages informatiques intensifs fin mai et début juin.

Le premier est destiné aux débutants et leur permettra d’appréhender mieux la pratique de l’informatique à travers la découverte de l’ordinateur, la navigation internet, le traitement de texte et la sécurité.

stage débutant-page001

 

Le deuxième stage proposera à un public plus avancé de se familiariser avec la création web à travers la construction d’un site internet WordPress, la gestion des contenus (photos, textes, vidéos, sons, widgets), le référencement et la promotion du site sur les réseaux sociaux.

stage web

Le troisième stage vous invitera enfin à préparer vos vacances à travers la photographie. De la prise de vue (avec une initiation-balade au parc des carrières) au partage en ligne, en passant par la retouche ou la préparation d’une impression, vous serez en mesure d’exploiter au mieux votre appareil numérique, quel qu’il soit (smartphone, compact, bridge ou reflex…).

stage photo-page001

Alors n’hésitez pas et venez nombreux. Les ateliers sont gratuits, sur inscription.

Horaires :

Mardi de 16 h à 19 h 30, mercredi de 10 h 30 à 12 h 30, samedi de 10 h 30 à 12 h 30.

Stage photo : Tout public et tout âge

Stage création web : Sans limite d’âge, à partir de 12 ans (niveau intermédiaire / avancé)

Stage débutant informatique : Public Ado/Adulte (niveau débutant)

Plus d’infos à l’espace multimédia de la médiathèque Louis Aragon ou sur le site internet.

Médiathèque Louis Aragon, 2 avenue Rabelais 94120 Fontenay-sous-Bois Tél: 01 49 74 79 60

Venez buller à la médiathèque… et sur internet!

venez buller

Du 8 mars au 11 mai, la médiathèque Louis Aragon vous propose un grand nombre d’évènements autour de la bande dessinée( expos, rencontres, ateliers, etc…).

Vous trouverez sur le Blog http://venezbuller.tumblr.com/ le pendant numérique de ces évènements. Des articles, des photos, des dessins, de la vidéo, de la musique, les résultats d’ateliers animés par des auteurs et illustrateurs BD, les retranscriptions des rencontres et beaucoup d’autres découvertes.

Alors n’hésitez pas et venez buller à la médiathèque.

bibli-19-03016 (2)

(Dessin Gilles Rebechi – Rencontre du 19 mars 2016 autour du Roman graphique et de l’autofiction)

IMG_20160312_151309

(Atelier animé par Marie Moinard et Thierry Chavant le 12 mars)

tumblr_o3vmlmapad1v9pw7lo3_1280

(Fanzine prêté par  la bibliothèque Hergé d’Etterbeek en Belgique)

tumblr_o3vn0xQxbX1v9pw7lo4_1280

(Expo Double Je)

tumblr_o4o6zkzDQy1v9pw7lo3_1280(Atelier du 26 mars animé par Robin Walter)

tumblr_o4o6zkzDQy1v9pw7lo4_1280

(Atelier du 26 mars animé par Robin Walter)

Plus d’infos sur le site de la médiathèque Louis Aragon ou sur le blog Venez buller.

REVUE DU WEB # 1

A.I.-2-LBDC-1200x520(A.I – Intelligence artificielle – Steven Spielberg / 2001)

«Nous pensons que l’Internet est réel»

(Peter Sunde / TPB AFK)

Le territoire internet n’a de limite que les machines qui le structurent. Chaque ordinateur connecté à la toile génère son propre contenu et alimente  de données supplémentaires le réseau des machines connectées. Tels les bâtisseurs de Minecraft qui font grandir leur monde en jouant, les internautes font grandir la toile en surfant. La planète compte plus de 3 milliards d’internautes dont 2 milliards sont inscrits à au moins un réseau social. Chaque minute 3 millions de contenus sont partagés sur Facebook, 4 millions de recherches transitent via Google, 75 heures de vidéo sont téléchargées sur Youtube. S’ajoutent à cela, les blogs, les sites, les photos partagées, les cartes, la musique, les mails, les forums, les tchats, etc…

Comme un espace urbain, le web à ses quartiers, ses rues, ses faubourgs, ses bibliothèques, ses marchés, « ses cafés », ses coins peu fréquentables, etc… Mais contrairement à l’espace urbain, le web n’est pas ou peu organisé, difficilement transposable à une forme géographique. Cela fait d’ailleurs sa valeur et cet apparent chaos de contenus entremêlés, ne doit rien au hasard. Le web a été conçu avant tout comme un espace de libertés, décentralisé, dans lequel chaque utilisateur se construit selon une (éventuelle) évolution du rapport au média qui, d’après Benjamin Bayart, peut se décrire de la sorte : (voir article sur Framagora)

  • consommateur
  • kikoolol
  • lecteur
  • râleur
  • commentateur
  • auteur
  • animateur

Cycle d’évolution des internautes – Benjamin Bayart from simplementNat on Vimeo.

Les moteurs de recherche sont des outils indispensables, mais peu adaptés à une représentation graphique ou intellectuelle de l’internet, de ses contenus ou de ses auteurs. C’est un monde trop vaste, constitué de superpositions d’objets hétéroclites, qu’il est aujourd’hui nécessaire de « cartographier », pour en dessiner les contours et en dégager de grands axes. Il faut en somme se soustraire à l’idée infondée d’un Internet pensé en royaume des virtualités et s’avancer méthodiquement vers l’image d’un Internet prenant la forme d’un territoire.

Dans cette jungle d’informations et dans cet espace à l’architecture complexe, la revue du web entend apporter un éclairage subjectif en dégageant les grandes tendances qui opèrent sur la toile. Loin d’être exhaustive, cette rubrique bimestrielle permettra (en s’appuyant aussi sur les commentaires) de synthétiser les grands débats secouant les réseaux, de mettre en valeur des objets passés inaperçus, de présenter des œuvres et des contenus précieux, en somme de refléter les cultures numériques en ébullition permanente.

Exploration, errance, fascination, découverte, perte de temps, obsession, ennui, procrastination, rencontre… La revue du web est ouverte!

JANVIER // FÉVRIER 2016

1 // Surveillance généralisée //

o-BIG-BROTHER-OBAMA-1984-facebook

Depuis les révélations d’Edward Snowden en juin 2013, la surveillance des réseaux par les hautes autorités ou par les gros acteurs du G.A.F.A.M, fait l’actualité quotidienne de la toile. Ces deux derniers mois n’ont pas échappé à la règle et l’actualité confirme une fois de plus le mépris presque total des hautes autorités quant à la protection des données personnelles et la mobilisation citoyenne grandissante en réaction.

Arte a donc pris l’initiative de mettre en ligne un dossier plutôt complet permettant de faire le tour de la question à travers des articles et vidéos de qualités :

Souriez, vous êtes cybersurveillés !

Ce dossier permettra notamment à ceux qui ont l’impression d’être dépassé par le sujet d’y voir un peu plus clair.

Côté « surveillance », la loi sur le renseignement promulguée en France le 24 juillet 2015 fait plus que jamais débat. Next impact nous informe dans deux articles des réserves émises par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et (plus timidement) par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) au sujet de cette loi.

Pour ceux qui se sentiraient dépassés par les tenants et aboutissants d’une telle loi, il y a heureusement une explication faite en « patates » (tout de suite plus digeste):


La loi sur le renseignement expliquée en patates par lemondefr

Dans la galaxie des opposants à cette loi et au prolongement de l’état d’urgence, la voix d’Edward Snowden résonne peut-être de manière plus intense, étant donné son parcours et l’élégance de son tweet posté en français à destination des citoyens de notre pays :

Plusieurs articles reviennent d’ailleurs sur l’importance d’un tel message de la part du lanceur d’alerte le plus célèbre de ces dernières années. C’est le cas de Numérama, Courrier Internationnal, ainsi que du Nouvel Obs.

Pour ceux qui s’intéressent au cas Edward Snowden et aux conséquences de ses révélations, nous renvoyons au travail formidable réalisé par Laura Poitras dans son film Citizen Four :

Sur la même longueur d’onde, évoquant l’état d’urgence, la Quadrature du net par la voix de  Philippe Aigrain, l’un de ses cofondateurs, dénonce une loi masquant les prémices d’un « état policier » (texte initialement publié sur le blog de son auteur):

État d’urgence : l’infamie ne doit pas cacher la mise en place d’un état policier

Pour autant, il s’agît d’être vigilant et de ne pas se laisser entrainer par les diverses manipulations ou théories du complot qui fleurissent ça et là, profitant de l’émotion vive suscitée par les attentats de novembre 2015 à Paris. Si l’on peut regarder avec intérêt et distance critique l’initiative gouvernementale stop-djihadisme.gouv.fr ou la campagne officielle On te manipule, des vidéos très instructives émergent ailleurs et donnent aux internautes les conseils méthodologiques à suivre pour vérifier l’information. La chaine Youtube Hygiène mentale est à ce titre exemplaire en permettant aux internautes de se former aux méthodologies de recoupement des sources et de vérification des documents.

Pour finir sur le thème « Surveillance généralisée » et lanceurs d’alertes, le cas complexe de Julian Assange a connu en février un tournant important. En effet, un groupe de travail des Nations Unis (conçu autour des détentions arbitraires) a rendu un rapport de plus de 40 pages en faveur du fondateur de Wikileaks cloîtré depuis juin 2012 dans l’ambassade équatorienne de Londres.

Le matin même, Julian Assange était l’invité de la matinale de France Inter (invitation prévue en amont) et réagissait sur le vif :

Deux articles d’Amaelle Guiton (journaliste à Libération) nous permettent de faire le point sur cette affaire ici et ici, ainsi qu’un article sur Next impact et un autre sur le site précieux de l’Ojim (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique)

Pour ceux qui n’auraient suivi que de loin l’affaire Julian Assange, La web revue PIXEL récapitule les faits de manière simple et précise et en profite pour faire un point sur l’organisation WikiLeaks.

2 / / Loi sur le numérique //

 Heureusement, les dispositifs de « régulation » de l’internet ne visent pas qu’à surveiller les citoyens, mais tentent d’humaniser un média devenu principal vecteur d’un libéralisme sauvage ou de pratiques détestables. La loi sur le numérique tant débattue ces dernières semaines essaye d’apporter des réponses concrètes à des situations devenues de plus en plus floues (concurrence déloyale, revenge porn, droit à l’oubli, etc…).

La revue Pixel apporte un éclairage sur les enjeux de cette loi. D’autres articles sur Next impact ou Rue89, permettent d’approfondir le sujet.

3 // Intelligences artificielles et robots //

real-humans-5114c67dee28bPrécédés ou anticipés par les fantasmes de la littérature, du cinéma ou de la bande dessinée,  les robots prennent le devant de la scène depuis plus d’un an. Que leur apparence soit Humanoïde ou non, les robots sont d’ores et déjà pensés par les industries de pointe comme les compagnons de demain et la recherche connexe autour de « l’intelligence » artificielle n’a jamais été aussi riche.

Pour se familiariser en douceur avec le sujet, le monde a mis en ligne un dossier passionnant intitulé «A quoi rêvent les robots». Tant fascinant qu’inquiétant, ce dossier nous permet de tisser des connexions entre fantasme et réalité avec un écart qui parait se réduire de plus en plus.

A France culture le sujet interpelle suffisamment pour y consacrer une matinale dont l’intitulé a le mérite d’être clair : Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle?

A réécouter sur le site ou sur le lecteur ci-dessous :


Les Matins / Faut-il avoir peur de l… par franceculture

On se souvient de la première défaite d’un joueur d’échec professionnel face à une machine (défaite de Garry Kasparov face à Deep blue d’IBM, qui avait semé le doute chez les amateurs d’échec). C’est un joueur de Go qui cette fois s’est incliné, ce qui est une première dans l’histoire. Au-delà de la prouesse technologique, la recherche autour de l’intelligence artificielle est l’enjeu d’une véritable guerre industrielle entre notamment Google et Facebook. Le monde nous raconte cette partie historique en deux articles, ici et ici et nous offre le portrait de Français Yann LeCun, véritable génie de l’intelligence artificielle.

Une actualité autour des robots qui sera certainement l’occasion de se refaire une culture en la matière avec des Films comme Métropolis de Fritz Lang (véritable chef d’œuvre tombé dans le domaine public et visible intégralement sur Youtube), la belle réinterprétation de ce classique en animé , le superbe Blade Runner de Ridley Scott adapté du non moins superbe roman de Philip K Dick (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), la fascinante rencontre entre Stanley Kubrick et Steven Spielberg A.I Intelligence Artificielle où les mythes de Frankenstein et Pinocchio se rencontrent, le plus récent Her de Spike Jonse ou la superbe série suédoise Real Humans. En matière de Bd, le manga Pluto de Naoki Urasawa (relecture d’Astro par le fitre Dickien) est à lire de toute urgence.

Ci-dessous une petite vidéo mise en ligne par Sploid qui retrace l’apparition des robots au cours de l’histoire du cinéma.


Pour les plus passionnés, désireux de mettre les mains dans le cambouis et de s’attaquer directement à la conception de robots, sachez que ce rêve est désormais accessible et peu couteux, en vous rapprochant d’un Fab lab ou en vous rendant tous les 3eme samedi de chaque mois au carrefour du numérique de la cité des sciences à Paris.

4 // La langue et les outils //

La langue française souffre de sa grande complexité et des claviers azerty peu adaptés à ses spécificités. E dans l’a (æ), e dans l’o (œ), É majuscule, tant de caractères que nous renonçons parfois à orthographier correctement à cause de ses maudits claviers. Si cette difficulté vous est indifférente (elle fait même rire la toile), sachez cependant que ça agace le ministère de la culture qui a chargé l’organisme de normalisation Afnor de concevoir un type de clavier plus adapté à notre langue. Articles ici, ici et ici.

Des outils gratuits et open source existent cependant et facilitent véritablement la tâche, comme Wincompose (télécharger ici) dont les principes sont évoqués ici.

Bonne nouvelle également pour les amoureux de la langue et défenseurs de logiciels libre, la suite bureautique Libre Office fait peau neuve et s’impose définitivement comme l’alternative la plus évidente à Microsoft office. Pourquoi faire propriétaire quand on peut faire libre?

5 // Impression 3d //

ultimaker-amortissement-impression-3DL’outil se démocratise de plus en plus et fait le bonheur des bidouilleurs, maquettistes et créateurs en tout genre.

Pour les sceptiques, Arte Future propose un dossier complet sur l’intérêt de ce nouveau type d’outil : Les imprimantes 3d une révolution?

De son côté, Korben, précieux blogueur, relate son expérience avec la Dagoma Discovery 200 , une imprimante 3d premier prix à monter soi-même et nous livre par la même occasion quelques précieuses ressources ici et ici.

6 // Réalité virtuelle //

Pas une journée sur la toile sans que la réalité virtuelle ne soit au cœur des débats. La concurrence est rude en matière d’innovation et ces deux derniers mois n’ont pas échappé à la tendance avec, tout d’abord, l’arrivée compliquée du très attendu casque Occulus Rift, les innovations en terme de réalité cinématique de Magic Leap, l’entrée dans l’arène de Nintendo, les omniprésents Apple et Google toujours pleins de ressources et pour finir, Samsung au tournant, qui compte bien prendre sa part du gâteau.

Ces innovations n’inspirent pas forcément des visions d’un monde meilleur, la preuve avec la bande annonce de Creative Control, film d’anticipation plutôt sceptique à l’égard des réalités augmentés qu’on nous prépare un peu partout.

La vraie vie, bande dessinée de Grégory Mardon (dessin) et Thomas Cadène (scénario), voit le futur un peu moins sombre et trace un portrait en nuance de ceux qu’on appelle les « nerds », immergés dans des réalités non pas virtuelle, mais d’un genre nouveau… des réalités numériques.

Mardon5

Mais dans ce monde de pixels, qu’en sera-t-il de nos identités numériques? Avec France connect, l’état élabore une proposition d’identité numérique officielle pour chaque citoyen. A suivre en 2016!

7 // Steve Jobs //

Le mythe de Steve Jobs est une nouvelle fois réactivé avec le beau film de Danny Boyle actuellement à l’affiche.

Quelques critiques pour vous mettre l’eau à la bouche :

Critique Geek, Télérama, Les inrocks, On rembobine entre autre.

Et comme il faut savoir rire de tout (même de Steve Jobs!), il est bon de se repasser ce petit éclairage du célèbre Youtubeur Norman au sujet de l’univers Apple:

8 // France culture change de peau //

Pendant ce temps, le site internet de France Culture se fait un petit lifting et c’est une très bonne nouvelle. L’interface est simplifiée, le design plus moderne, les contenus numériques plus riches et les dossiers plus complets.

Pour fêter ça, l’irremplaçable Xavier de la Porte nous offre son dictionnaire intime du numérique à consulter de toute urgence ici (Oui, le numérique peut inspirer de la poésie) : Dictionnaire intime du numérique.

8 // En vrac //

8 // Bonus //

Un jeu pour le moins inclassable, qui se passe de commentaires…

A ne pas mettre entre les mains de tout le monde!

Cette revue du web se termine sur cette chose invraisemblable, vous pouvez maintenant vous éloigner du clavier et profiter de la vie IRL…

Rendez-vous dans deux mois pour le numéro #2.

spinv_1Merci à Sabine Jouve pour l’aide et les liens sur cet article.