La médiathèque vous écoute

Questionnaire en ligne : La médiathèque vous propose un outil participatif

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La médiathèque souhaite impliquer les habitants de la ville à l’élaboration de son nouveau projet de service. En répondant à ce questionnaire en ligne vous nous permettez de proposer un équipement plus proche de vos attentes et de vos préoccupations. C’est aussi pour nous l’occasion de tester un outil en ligne pour communiquer avec vous.

Nous vous remercions d’avance de remplir ce formulaire, ce qui ne devrait pas vous prendre plus de 5 minutes.

REVUE DU WEB #2

Quand la série Mr Robot éclaire l’actualité

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Le temps est passé bien vite depuis la dernière revue du web et l’engagement d’en faire une rubrique trimestrielle n’est pas tenu! L’information est dense, toujours aussi hétéroclite, et le temps de la brasser, de l’emmagasiner et de la reformuler avec distance et regard critique a été plus conséquent que prévu.

Nous voici cependant avec le deuxième chapitre de cette rubrique, que je vous propose de dérouler à travers le spectre de la deuxième et formidable saison de la série Mr Robot. Une revue un peu plus concentrée, moins porté sur l’actualité foisonnante que sur des questions qui l’ont traversé de manière sous-jacente au fil des mois : Quelle réalité dessine le paysage numérique en 2016? Quel lien tisser entre contrôle et contrôle de l’internet (peut-on parler de contrôle de l’internet)? Quelle frontière entre “assistance numérique” et contrôle des sociétés? Comment se forger une « identité numérique » (une identité avec le numérique) lorsque le réseau paraît si propice à l’éparpillement des identités?

Le « mode d’emploi » est toujours le même. Le fil du texte est émaillé de liens qui vous permettront d’approfondir la réflexion ébauchée ici, forcément partielle et subjective, de l’enrichir ou de la critiquer.

Non torneranno più (ils ne reviendront plus)

“O trentacinque anni. Non torneranno più le merendine di quando ero bambino,i pomeriggi di maggio, non torneranno più…”

(“J’ai 35 ans. Elles ne reviendront plus, les gourmandises de mon enfance; les après-midi de mai, ils ne reviendront plus…”)

Palombella rossa -Le lob rouge (Nanni Moretti)

Dans ce récit d’un leader du parti communiste Italien confronté à une amnésie durant une partie de Waterpolo (Un scénario unique en son genre), les réminiscences qui émaillent le film de ses passages les plus drôles, mais aussi (et surtout) les plus touchants, témoignent de ce que l’engagement politique a pu dérober de candeur à un homme devenu (pour le meilleur et pour le pire) conscience politique.

Le rapport avec cette revue du web me direz-vous? La fin de l’innocence.

« Esprit éveillé, corps endormi »

Control is an illusion

Mr Robot

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Aux prémices de la deuxième saison de Mr Robot, que nous avions évoqué ici, la série paraissait avoir perdu de son mordant. Il aura fallu attendre un improbable sixième épisode (avec l’intervention de Alf himself) pour que la deuxième saison décolle enfin et se révèle encore plus sombre, parfois drôle et provocante, qu’elle ne l’était déjà. Même si le final, dont nous ne dirons rien, laisse un peu sur sa faim, sans réserve, Mr Robot s’avère être l’une des œuvres politiques majeures de ces dernières années, brassant les thématiques qui ont construit et déconstruit notre monde depuis bientôt 15 ans : Crise des subprimes, évasion fiscale, terrorisme, surveillance massive, lanceurs d’alertes, arrivée sur le devant de la scène économique de la république populaire de chine, scandales politiques à tout va, prise en main de wall street par une poignée de firmes issues de la silicon valley, altermondialisme, ac(hack)tivisme, nouvel ordre mondial, etc.

Ces derniers mois, avec les attentats de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray, ceux commis à Orlando, le coup d’état raté en Turquie, l’afflux toujours massif et désespéré de migrants fuyant des conditions de vie catastrophiques, le trouble croissant des consciences pointé du doigt dans Mr Robot s’est alourdi. Le désordre est devenu palpable.

Les sociétés réglées numériquement, comme des métronomes, semblent s’être perdues dans cette illusion d’information et de contrôle. “Control is an illusion” sont les mots ayant accompagné la campagne de promotion de la deuxième saison de Mr Robot. Le contrôle des sociétés numériques est mis en balance avec l’avènement du contrôle des vies. Objets connectés, Trackers d’activités, géants du web (GAFAM) centralisant la plupart de nos activités en ligne (messagerie, réseaux sociaux, partage de vidéo, espace de stockage, etc.), sont autant d’innovations proposant des services à double tranchant (voir le dernier et salutaire chapitre de la campagne « Degooglisons Internet » de Framasoft). D’un côté le confort d’une utilisation simple, efficace, sans problème de configuration avec le sentiment que la vie au quotidien est simplifiée (enrichie, “augmentée”?). De l’autre la confiscation de nos informations, documents et données privées par une poignée de multinationales aux fins explicitement mercantiles. Et, planant au-dessus de tout ça, le sentiment d’une incompréhension profonde des évènements qui dessinent les contours de ce monde où tout semble si proche et éloigné à la fois. D’où l’étrangeté,  qui ne saute même plus aux yeux, à dérouler une simple page d’accueil Facebook sur laquelle défilent, pubs pour le dernier Smartphone de telle ou telle entreprise, images terrifiantes d’une famine au cœur de l’Afrique, coup de cœur pour un nouveau gadget connecté, pétition qui prend de l’importance, Photo du dernier repas de machin en vacances au states, vidéos prisent par drone des vestiges d’Alep, Gif animé de Donald Trump en train de se curer le nez, etc. De quoi dérégler les consciences! Ces associations d’images hétéroclites, agencés selon un ordre qui semble arbitraire, non hiérarchisées, non classées, suivant le rythme effréné de la simple publication, ne sont pas sans rappeler les séances de torture auxquelles est soumis Alex, yeux rivés et ouverts de force sur un écran diffusant des images d’une extrême violence (accompagnées par la musique de Beethoven) dans l’Orange Mécanique de Stanley Kubrick.

1280x720-nptLa série témoigne à merveille des bouleversements majeurs engendrés ces dernières années par tous ces phénomènes, creusant toujours plus le fossé entre les puissants de ce monde (symbolisés ici par la firme Ecorp -Evilcorp!) et les autres, personnes épiées, lésées, dont les comportements sont analysés à des fins mercantiles voir de surveillance massive.

Quoi de plus explicite, dans l’actualité récente, que le scandale Yahoo dont la complicité dans l’affaire des écoutes massives orchestrées par la NSA a été évoqué par plusieurs médias, ici ou ici.

De son côté, Google se contente de “nous montrer ce qu’il sait de nous, et ça fait peur”.

mr-robot-your-privacy-has-been-deleted-giclee-print-18-x-24-653_1000Les géants de la silicon Valley brassent aujourd’hui des sommes stratosphériques, plus importantes que des budgets d’état, et à mille lieues des préoccupations quotidiennes de tout un chacun (logement, scolarité, santé, etc.). L’éditorial de Johan Hufnagel (Libération) le 14 mai 2016 élabore une réflexion quand-à la capitalisation boursière d’Apple et de la maison mère de Google (Alphabet) qui dénonce une naïveté des nations face à la toute puissance de ces firmes au-dessus des lois. A la source de cette toute puissance, l’algorithme bien-sûr (le mythe des geeks devenus rois à partir de bidouillages dans des garages californiens), mais surtout le règne du « design » travaillant sur les faiblesses, merveilleusement ciblées, de chaque utilisateur (ou la façon de concevoir des produits en les faisant passer pour des services).

Dans son blog, Hubert Guillaud, pointe du doigt cette question à partir de la conférence TED de Tristan Harris, « concevoir pour bien dépenser son temps ». Son article passionnant « Comment répondre au design de nos vulnérabilités ? » explore cette stratégie « d’illusionniste » des grands groupes de communication du web.

(vidéo en Anglais, vous pouvez la télécharger légalement avec sa traduction sur sa page TED)

Dans le même ordre d’idées, la chronique de Xavier de La Porte du 21 septembre visait à questionner « la manière dont nous apparaît l’information sur l’écran, dont elle est mise en scène, dans ce qui nous est permis de faire ou pas etc. »

En ce sens, Mr Robot est une série fascinante, car c’est dans les coulisses de ce décor et du web design tel qu’il nous apparait, qu’Eliott travaille à faire plier l’illusion, avec des lignes de code inscrites sur un terminal dépouillé de tout apparat.

f_societyAu delà du désordre mondial, c’est le désordre régnant en chacun de nous que révèle mieux que tout Mr Robot à travers Eliott Alderson, son personnage principal. Un désordre traduit en binaire par l’apogée d’un monde contrôlé numériquement et donc “Hackable” (détournable). Ce contrôle, et sa possible subversion, engendrent l’utopie. Car, si le patron (le contrôle) est un algorithme, alors il peut être détourné. De fait, comme nous l’apprend cet article de Xavier de La Porte (toujours lui) , « quelqu’un est en train d’apprendre à détruire Internet ».

display-8232Sans aller jusqu’à “détruire” internet, Le graphiste Geoffrey Dorne (frère du célèbre Korben) nous propose un tour d’horizon de « l’hacktivisme » avec son « Hacker Citizen » ou “comment pirater la ville pour faire société”. (Livre en commande sur TIND : https://tind.fr/boutique/livres/5 )

Hackers et Makers (ceux qui détournent et ceux qui fabriquent) sont les courants qui représentent le mieux cette utopie chez les digital natives, situant le numérique à hauteur d’homme. Les ressources dans ces domaines affluent, parmi lesquelles le précieux site OUI are Makers (proposant des tutoriels Do It Yourself) ou l’indispensable série d’Arte Creative “Fais-le toi-même”.

Le mouvement Nuit Debout, ayant aussi gravité sur et grâce aux réseaux, est en partie une résultante de ces utopies de l’ère numérique. comme le dit Vincent Glad dans un article pour Libération, “Il y a de nombreuses similitudes entre la pensée Internet et le mouvement de la place de la République.”  De même, le site Makery nous montre comment le mouvement a été investi par les makers de tous poils, artistes, philosophes, libres penseurs et l’état d’esprit D.I.T (Do It Together).

Ces mouvements (à l’image aussi d’Occupy Wall street, formidablement documenté en creative commons sur archive.org) vont certainement dans le sens d’un web rêvé par Tim Berners-Lee (son inventeur qui, il n’est pas inutile de le rappeler, décida en 1993 avec le CERN d’offrir l’ensemble de son travail autour du World Wide Web au domaine public).

img_20161010_104955(Cyberbook – La revue dessinée – Hervé Bourhis et Rudy Spiessert – Disponible à la médiathèque)

À l’autre bout de la chaine, le sentiment de perdre le contrôle qui, de son côté, engendre les thèses conspirationnistes. Heureusement des veilleurs travaillent à déconstruire les raisonnements trop faciles (Hoaxbuster), à l’image de cette enseignante dont la chaîne youtube “Hygiène mentale” évoque la démarche d’éducation aux médias auprès de classes de CM2.

Mais le doute face à une réalité de moins en moins tangible demeure. La recherche d’une « vérité cachée » alimente les théories d’un nombre d’internautes de plus en plus important. Dans son article « Aux frontières du réel » (Le monde diplomatique), Evelyne Pieiller développe une belle réflexion qui, de Balzac à Philip K Dick ou Matrix, nous permet de mieux comprendre les liens tissés entre fiction et « vérité caché » au fil des siècles. La lecture de cet article et la découverte de Mr Robot font naître une interrogation : « Internet est-il une fiction? » ou plutôt, « de quoi internet est-il la fiction? ».

Car, entre l’émergence des premiers ordinateurs personnels, la promesse d’un monde merveilleux mais fictionnel porté notamment par le jeux vidéo, et le règne du web brassant des milliards d’octet d’information à la seconde, quelque chose s’est perdu. Une naïveté face à l’information, une posture d’enfant. Eliott est cet enfant ayant grandi trop vite, ce négatif de Mark Zuckerberg et consort (comme l’était aussi le regretté Aaron Swartz). Ses troubles de la personnalité traduisent en fiction, cette “fin de l’innocence” engendrée par l’avènement de l’internet. L’information va vite, trop vite. Tout se sait immédiatement. Les images sont violentes. Les paroles sont violentes. Peu de recul ou de distance critique pour accompagner « ce précipité » d’informations. Les yeux tout d’abord sidérés finissent par se lasser. Les images circulent en boucles, en gif, au fil des posts sur les réseaux sociaux, suscitant indignation, terreur, cynisme et, de plus en plus, indifférence.

Pour ses dix ans d’existence, Wikileaks à travers une conférence de presse de Julian Assange, vient nous rappeler à son souvenir avec de nouvelles révélations qui ont fait polémique au sujet de la campagne présidentielle américaine ainsi que de Google (voir également ici ). Xavier de La Porte (encore et toujours lui) fait un point sur ces dix ans d’existence et la manière d’appréhender l’information sur la toile que Wikileaks a permis de modifier.

Le rêve d’une navigation paisible vendue par tous les géants du web est clairement compromis. Quelque chose ne tourne pas rond. Difficile d’ouvrir sa page d’accueil Facebook dégagé de toute préoccupation éthique ou morale, tant le magma de contenus hétéroclites, chaotiques, est difficile à appréhender sans aucune hiérarchisation de l’information.

Pour mieux oublier ce flux de contenus, un peu comme Eliott au fil des épisodes, les identités se scindent et face à l’horreur des images, bien des personnes se tournent vers le culte du bien être dont le marché est en pleine ébullition (montres connectées, capteurs de sommeil, applications dédiées aux régimes alimentaires, etc.). Parmi les chaines à succès Youtube, nombre d’entre-elles font office de « coach santé », et de nouvelles « disciplines » pour les moins curieuses rencontrent un succès phénoménal, à l’image de l’ASMR (technique de relaxation par le murmure – entre autre). A vous de juger !

Mr Robot raconte donc, en filigrane, l’inénarrable expérience de tout individu connecté au XXI eme siècle. L’information principale de cette série, en définitive, est la fragilité sur laquelle repose les fondements de cette « société numérique ». Une société qu’il appartient à chacun de se réapproprier, de hacker ou de réinventer. Les diverses initiatives locales, nationales, internationales (Occupy, Nuit debout, Podemos, décroissance, économistes atterrés, émergence des fablabs, mouvement du logiciel libre, soutien aux réfugiés, etc.) sont encourageantes et témoignent d’une réelle volonté des populations de rétablir le rapport de force, à travers le web notamment, d’inverser les valeurs, de lutter.

mr-robot-saison-1-rami-malek-christian-slaterEn attendant la prochaine revue du web je vous recommande donc vivement la série Mr Robot (en vod sur Google film ou Itunes… ce qui est un paradoxe. Mais prochainement, peut-être, à la médiathèque!) et vous souhaite une navigation « éclairée ».

La Machine à Tchatch’

C’EST PARTI !

A partir du mois de février 2015 et jusqu’à septembre 2016, un projet de création destiné aux jeunes fontenaysiens permettra de jouer avec les mots et le numérique, en lien avec le réseau culturel et social de la ville.

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Étire ta langue.

Zazie, sous la plume de Raymond Queneau, tire et étire la langue dans tous les sens. Elle tire la langue aux convenances des adultes en commençant par un « DOUKIPUDONKTAN » qui donne le ton. Et Queneau d’ajouter : « On ne peut plus soigner la France sans lui dire « tire ta langue ». Elle la tire. Moi je la trouve un peu blanchâtre. Ces sacrés Habits verts la soignent, et mal. »

Dans ce projet, nous nous proposons de tirer la langue aux débats de spécialistes pour prendre plutôt la posture de touristes (que nous sommes), ou d’extra terrestres (que nous aimerions être), curieux de découvrir les langues de sons, langues de signes, langues mélangées et musicales…

Des ateliers sont organisés mêlant une exploration de la langue orale et des codes utilisés par les jeunes, un travail sur la voix, une initiation aux techniques d’enregistrement et une réflexion sur l’écriture interactive. Cette création collective aboutira à concert numérique polyphonique pour voix et claviers AZERTY, et à une installation interactive itinérante.

La Machine à Tchatch’

Ce projet s’inscrit dans une démarche exploratoire et créative, instaurant un rapport ludique à la ville, aux réseaux sociaux et à ses modes de communication tout en tissant de nouveaux liens entre l’action culturelle et le numérique.

La machine à Tchatch’ est un projet imaginé par Antoine Denize, artiste numérique fontenaysien, avec la complicité de Laurent Colomb, auteur dramatique et enseignant et soutenu par le Fonds d’Expérimentation pour la Jeunesse et la ville de Fontenay sous Bois.

 

LE CONCERT DE LA MACHINE À TCHATCH’

Le concert sonore et graphique de la Machine à Tchatch’ sera présenté le 17 septembre à 20h au Comptoir suivi du spectacle Ṿŏčåƀűȴŏñṩ.

Entrée libre.

Halle Roublot
95 rue Roublot
94120 Fontenay-sous-Bois

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A partir du 28 septembre 2016, la médiathèque Louis Aragon vous propose deux nouveaux temps hebdomadaires consacrés à la réparation informatique. En mode « Repair-café« ,  nous vous proposons de comprendre et résoudre ensemble vos problèmes informatiques. Venez avec vos ordinateurs défectueux, trop lents, vérolés, et nous parviendrons certainement à leur donner un second souffle. Ces temps seront aussi l’occasion pour vous de poser toutes vos questions liées à l’informatique, à votre usage du web, à vos incompréhensions, etc. Et comme la réparation informatique s’accompagne le plus souvent de logiciels libres, les mercredis et vendredis seront aussi consacrés à leur installation. Venez donc découvrir les avantages de Linux et profiter pleinement de votre ordinateur sans intrusion intempestive.

Tous les makers, bidouilleurs, informaticiens bénévoles seront les bienvenus pour prêter main forte et faire profiter la communauté de leur savoir faire.

A très bientôt à l’espace numérique de la médiathèque Aragon!

Stages informatiques à la médiathèque

Pour fêter la fin de l’année scolaire, la médiathèque Louis Aragon vous propose trois stages informatiques intensifs fin mai et début juin.

Le premier est destiné aux débutants et leur permettra d’appréhender mieux la pratique de l’informatique à travers la découverte de l’ordinateur, la navigation internet, le traitement de texte et la sécurité.

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Le deuxième stage proposera à un public plus avancé de se familiariser avec la création web à travers la construction d’un site internet WordPress, la gestion des contenus (photos, textes, vidéos, sons, widgets), le référencement et la promotion du site sur les réseaux sociaux.

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Le troisième stage vous invitera enfin à préparer vos vacances à travers la photographie. De la prise de vue (avec une initiation-balade au parc des carrières) au partage en ligne, en passant par la retouche ou la préparation d’une impression, vous serez en mesure d’exploiter au mieux votre appareil numérique, quel qu’il soit (smartphone, compact, bridge ou reflex…).

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Alors n’hésitez pas et venez nombreux. Les ateliers sont gratuits, sur inscription.

Horaires :

Mardi de 16 h à 19 h 30, mercredi de 10 h 30 à 12 h 30, samedi de 10 h 30 à 12 h 30.

Stage photo : Tout public et tout âge

Stage création web : Sans limite d’âge, à partir de 12 ans (niveau intermédiaire / avancé)

Stage débutant informatique : Public Ado/Adulte (niveau débutant)

Plus d’infos à l’espace multimédia de la médiathèque Louis Aragon ou sur le site internet.

Médiathèque Louis Aragon, 2 avenue Rabelais 94120 Fontenay-sous-Bois Tél: 01 49 74 79 60

Venez buller à la médiathèque… et sur internet!

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Du 8 mars au 11 mai, la médiathèque Louis Aragon vous propose un grand nombre d’évènements autour de la bande dessinée( expos, rencontres, ateliers, etc…).

Vous trouverez sur le Blog http://venezbuller.tumblr.com/ le pendant numérique de ces évènements. Des articles, des photos, des dessins, de la vidéo, de la musique, les résultats d’ateliers animés par des auteurs et illustrateurs BD, les retranscriptions des rencontres et beaucoup d’autres découvertes.

Alors n’hésitez pas et venez buller à la médiathèque.

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(Dessin Gilles Rebechi – Rencontre du 19 mars 2016 autour du Roman graphique et de l’autofiction)

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(Atelier animé par Marie Moinard et Thierry Chavant le 12 mars)

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(Fanzine prêté par  la bibliothèque Hergé d’Etterbeek en Belgique)

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(Expo Double Je)

tumblr_o4o6zkzDQy1v9pw7lo3_1280(Atelier du 26 mars animé par Robin Walter)

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(Atelier du 26 mars animé par Robin Walter)

Plus d’infos sur le site de la médiathèque Louis Aragon ou sur le blog Venez buller.

REVUE DU WEB # 1

A.I.-2-LBDC-1200x520(A.I – Intelligence artificielle – Steven Spielberg / 2001)

«Nous pensons que l’Internet est réel»

(Peter Sunde / TPB AFK)

Le territoire internet n’a de limite que les machines qui le structurent. Chaque ordinateur connecté à la toile génère son propre contenu et alimente  de données supplémentaires le réseau des machines connectées. Tels les bâtisseurs de Minecraft qui font grandir leur monde en jouant, les internautes font grandir la toile en surfant. La planète compte plus de 3 milliards d’internautes dont 2 milliards sont inscrits à au moins un réseau social. Chaque minute 3 millions de contenus sont partagés sur Facebook, 4 millions de recherches transitent via Google, 75 heures de vidéo sont téléchargées sur Youtube. S’ajoutent à cela, les blogs, les sites, les photos partagées, les cartes, la musique, les mails, les forums, les tchats, etc…

Comme un espace urbain, le web à ses quartiers, ses rues, ses faubourgs, ses bibliothèques, ses marchés, « ses cafés », ses coins peu fréquentables, etc… Mais contrairement à l’espace urbain, le web n’est pas ou peu organisé, difficilement transposable à une forme géographique. Cela fait d’ailleurs sa valeur et cet apparent chaos de contenus entremêlés, ne doit rien au hasard. Le web a été conçu avant tout comme un espace de libertés, décentralisé, dans lequel chaque utilisateur se construit selon une (éventuelle) évolution du rapport au média qui, d’après Benjamin Bayart, peut se décrire de la sorte : (voir article sur Framagora)

  • consommateur
  • kikoolol
  • lecteur
  • râleur
  • commentateur
  • auteur
  • animateur

Cycle d’évolution des internautes – Benjamin Bayart from simplementNat on Vimeo.

Les moteurs de recherche sont des outils indispensables, mais peu adaptés à une représentation graphique ou intellectuelle de l’internet, de ses contenus ou de ses auteurs. C’est un monde trop vaste, constitué de superpositions d’objets hétéroclites, qu’il est aujourd’hui nécessaire de « cartographier », pour en dessiner les contours et en dégager de grands axes. Il faut en somme se soustraire à l’idée infondée d’un Internet pensé en royaume des virtualités et s’avancer méthodiquement vers l’image d’un Internet prenant la forme d’un territoire.

Dans cette jungle d’informations et dans cet espace à l’architecture complexe, la revue du web entend apporter un éclairage subjectif en dégageant les grandes tendances qui opèrent sur la toile. Loin d’être exhaustive, cette rubrique bimestrielle permettra (en s’appuyant aussi sur les commentaires) de synthétiser les grands débats secouant les réseaux, de mettre en valeur des objets passés inaperçus, de présenter des œuvres et des contenus précieux, en somme de refléter les cultures numériques en ébullition permanente.

Exploration, errance, fascination, découverte, perte de temps, obsession, ennui, procrastination, rencontre… La revue du web est ouverte!

JANVIER // FÉVRIER 2016

1 // Surveillance généralisée //

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Depuis les révélations d’Edward Snowden en juin 2013, la surveillance des réseaux par les hautes autorités ou par les gros acteurs du G.A.F.A.M, fait l’actualité quotidienne de la toile. Ces deux derniers mois n’ont pas échappé à la règle et l’actualité confirme une fois de plus le mépris presque total des hautes autorités quant à la protection des données personnelles et la mobilisation citoyenne grandissante en réaction.

Arte a donc pris l’initiative de mettre en ligne un dossier plutôt complet permettant de faire le tour de la question à travers des articles et vidéos de qualités :

Souriez, vous êtes cybersurveillés !

Ce dossier permettra notamment à ceux qui ont l’impression d’être dépassé par le sujet d’y voir un peu plus clair.

Côté « surveillance », la loi sur le renseignement promulguée en France le 24 juillet 2015 fait plus que jamais débat. Next impact nous informe dans deux articles des réserves émises par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et (plus timidement) par la Cnil (Commission nationale de l’informatique et des libertés) au sujet de cette loi.

Pour ceux qui se sentiraient dépassés par les tenants et aboutissants d’une telle loi, il y a heureusement une explication faite en « patates » (tout de suite plus digeste):


La loi sur le renseignement expliquée en patates par lemondefr

Dans la galaxie des opposants à cette loi et au prolongement de l’état d’urgence, la voix d’Edward Snowden résonne peut-être de manière plus intense, étant donné son parcours et l’élégance de son tweet posté en français à destination des citoyens de notre pays :

Plusieurs articles reviennent d’ailleurs sur l’importance d’un tel message de la part du lanceur d’alerte le plus célèbre de ces dernières années. C’est le cas de Numérama, Courrier Internationnal, ainsi que du Nouvel Obs.

Pour ceux qui s’intéressent au cas Edward Snowden et aux conséquences de ses révélations, nous renvoyons au travail formidable réalisé par Laura Poitras dans son film Citizen Four :

Sur la même longueur d’onde, évoquant l’état d’urgence, la Quadrature du net par la voix de  Philippe Aigrain, l’un de ses cofondateurs, dénonce une loi masquant les prémices d’un « état policier » (texte initialement publié sur le blog de son auteur):

État d’urgence : l’infamie ne doit pas cacher la mise en place d’un état policier

Pour autant, il s’agît d’être vigilant et de ne pas se laisser entrainer par les diverses manipulations ou théories du complot qui fleurissent ça et là, profitant de l’émotion vive suscitée par les attentats de novembre 2015 à Paris. Si l’on peut regarder avec intérêt et distance critique l’initiative gouvernementale stop-djihadisme.gouv.fr ou la campagne officielle On te manipule, des vidéos très instructives émergent ailleurs et donnent aux internautes les conseils méthodologiques à suivre pour vérifier l’information. La chaine Youtube Hygiène mentale est à ce titre exemplaire en permettant aux internautes de se former aux méthodologies de recoupement des sources et de vérification des documents.

Pour finir sur le thème « Surveillance généralisée » et lanceurs d’alertes, le cas complexe de Julian Assange a connu en février un tournant important. En effet, un groupe de travail des Nations Unis (conçu autour des détentions arbitraires) a rendu un rapport de plus de 40 pages en faveur du fondateur de Wikileaks cloîtré depuis juin 2012 dans l’ambassade équatorienne de Londres.

Le matin même, Julian Assange était l’invité de la matinale de France Inter (invitation prévue en amont) et réagissait sur le vif :

Deux articles d’Amaelle Guiton (journaliste à Libération) nous permettent de faire le point sur cette affaire ici et ici, ainsi qu’un article sur Next impact et un autre sur le site précieux de l’Ojim (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique)

Pour ceux qui n’auraient suivi que de loin l’affaire Julian Assange, La web revue PIXEL récapitule les faits de manière simple et précise et en profite pour faire un point sur l’organisation WikiLeaks.

2 / / Loi sur le numérique //

 Heureusement, les dispositifs de « régulation » de l’internet ne visent pas qu’à surveiller les citoyens, mais tentent d’humaniser un média devenu principal vecteur d’un libéralisme sauvage ou de pratiques détestables. La loi sur le numérique tant débattue ces dernières semaines essaye d’apporter des réponses concrètes à des situations devenues de plus en plus floues (concurrence déloyale, revenge porn, droit à l’oubli, etc…).

La revue Pixel apporte un éclairage sur les enjeux de cette loi. D’autres articles sur Next impact ou Rue89, permettent d’approfondir le sujet.

3 // Intelligences artificielles et robots //

real-humans-5114c67dee28bPrécédés ou anticipés par les fantasmes de la littérature, du cinéma ou de la bande dessinée,  les robots prennent le devant de la scène depuis plus d’un an. Que leur apparence soit Humanoïde ou non, les robots sont d’ores et déjà pensés par les industries de pointe comme les compagnons de demain et la recherche connexe autour de « l’intelligence » artificielle n’a jamais été aussi riche.

Pour se familiariser en douceur avec le sujet, le monde a mis en ligne un dossier passionnant intitulé «A quoi rêvent les robots». Tant fascinant qu’inquiétant, ce dossier nous permet de tisser des connexions entre fantasme et réalité avec un écart qui parait se réduire de plus en plus.

A France culture le sujet interpelle suffisamment pour y consacrer une matinale dont l’intitulé a le mérite d’être clair : Faut-il avoir peur de l’intelligence artificielle?

A réécouter sur le site ou sur le lecteur ci-dessous :


Les Matins / Faut-il avoir peur de l… par franceculture

On se souvient de la première défaite d’un joueur d’échec professionnel face à une machine (défaite de Garry Kasparov face à Deep blue d’IBM, qui avait semé le doute chez les amateurs d’échec). C’est un joueur de Go qui cette fois s’est incliné, ce qui est une première dans l’histoire. Au-delà de la prouesse technologique, la recherche autour de l’intelligence artificielle est l’enjeu d’une véritable guerre industrielle entre notamment Google et Facebook. Le monde nous raconte cette partie historique en deux articles, ici et ici et nous offre le portrait de Français Yann LeCun, véritable génie de l’intelligence artificielle.

Une actualité autour des robots qui sera certainement l’occasion de se refaire une culture en la matière avec des Films comme Métropolis de Fritz Lang (véritable chef d’œuvre tombé dans le domaine public et visible intégralement sur Youtube), la belle réinterprétation de ce classique en animé , le superbe Blade Runner de Ridley Scott adapté du non moins superbe roman de Philip K Dick (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?), la fascinante rencontre entre Stanley Kubrick et Steven Spielberg A.I Intelligence Artificielle où les mythes de Frankenstein et Pinocchio se rencontrent, le plus récent Her de Spike Jonse ou la superbe série suédoise Real Humans. En matière de Bd, le manga Pluto de Naoki Urasawa (relecture d’Astro par le fitre Dickien) est à lire de toute urgence.

Ci-dessous une petite vidéo mise en ligne par Sploid qui retrace l’apparition des robots au cours de l’histoire du cinéma.


Pour les plus passionnés, désireux de mettre les mains dans le cambouis et de s’attaquer directement à la conception de robots, sachez que ce rêve est désormais accessible et peu couteux, en vous rapprochant d’un Fab lab ou en vous rendant tous les 3eme samedi de chaque mois au carrefour du numérique de la cité des sciences à Paris.

4 // La langue et les outils //

La langue française souffre de sa grande complexité et des claviers azerty peu adaptés à ses spécificités. E dans l’a (æ), e dans l’o (œ), É majuscule, tant de caractères que nous renonçons parfois à orthographier correctement à cause de ses maudits claviers. Si cette difficulté vous est indifférente (elle fait même rire la toile), sachez cependant que ça agace le ministère de la culture qui a chargé l’organisme de normalisation Afnor de concevoir un type de clavier plus adapté à notre langue. Articles ici, ici et ici.

Des outils gratuits et open source existent cependant et facilitent véritablement la tâche, comme Wincompose (télécharger ici) dont les principes sont évoqués ici.

Bonne nouvelle également pour les amoureux de la langue et défenseurs de logiciels libre, la suite bureautique Libre Office fait peau neuve et s’impose définitivement comme l’alternative la plus évidente à Microsoft office. Pourquoi faire propriétaire quand on peut faire libre?

5 // Impression 3d //

ultimaker-amortissement-impression-3DL’outil se démocratise de plus en plus et fait le bonheur des bidouilleurs, maquettistes et créateurs en tout genre.

Pour les sceptiques, Arte Future propose un dossier complet sur l’intérêt de ce nouveau type d’outil : Les imprimantes 3d une révolution?

De son côté, Korben, précieux blogueur, relate son expérience avec la Dagoma Discovery 200 , une imprimante 3d premier prix à monter soi-même et nous livre par la même occasion quelques précieuses ressources ici et ici.

6 // Réalité virtuelle //

Pas une journée sur la toile sans que la réalité virtuelle ne soit au cœur des débats. La concurrence est rude en matière d’innovation et ces deux derniers mois n’ont pas échappé à la tendance avec, tout d’abord, l’arrivée compliquée du très attendu casque Occulus Rift, les innovations en terme de réalité cinématique de Magic Leap, l’entrée dans l’arène de Nintendo, les omniprésents Apple et Google toujours pleins de ressources et pour finir, Samsung au tournant, qui compte bien prendre sa part du gâteau.

Ces innovations n’inspirent pas forcément des visions d’un monde meilleur, la preuve avec la bande annonce de Creative Control, film d’anticipation plutôt sceptique à l’égard des réalités augmentés qu’on nous prépare un peu partout.

La vraie vie, bande dessinée de Grégory Mardon (dessin) et Thomas Cadène (scénario), voit le futur un peu moins sombre et trace un portrait en nuance de ceux qu’on appelle les « nerds », immergés dans des réalités non pas virtuelle, mais d’un genre nouveau… des réalités numériques.

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Mais dans ce monde de pixels, qu’en sera-t-il de nos identités numériques? Avec France connect, l’état élabore une proposition d’identité numérique officielle pour chaque citoyen. A suivre en 2016!

7 // Steve Jobs //

Le mythe de Steve Jobs est une nouvelle fois réactivé avec le beau film de Danny Boyle actuellement à l’affiche.

Quelques critiques pour vous mettre l’eau à la bouche :

Critique Geek, Télérama, Les inrocks, On rembobine entre autre.

Et comme il faut savoir rire de tout (même de Steve Jobs!), il est bon de se repasser ce petit éclairage du célèbre Youtubeur Norman au sujet de l’univers Apple:

8 // France culture change de peau //

Pendant ce temps, le site internet de France Culture se fait un petit lifting et c’est une très bonne nouvelle. L’interface est simplifiée, le design plus moderne, les contenus numériques plus riches et les dossiers plus complets.

Pour fêter ça, l’irremplaçable Xavier de la Porte nous offre son dictionnaire intime du numérique à consulter de toute urgence ici (Oui, le numérique peut inspirer de la poésie) : Dictionnaire intime du numérique.

8 // En vrac //

8 // Bonus //

Un jeu pour le moins inclassable, qui se passe de commentaires…

A ne pas mettre entre les mains de tout le monde!

Cette revue du web se termine sur cette chose invraisemblable, vous pouvez maintenant vous éloigner du clavier et profiter de la vie IRL…

Rendez-vous dans deux mois pour le numéro #2.

spinv_1Merci à Sabine Jouve pour l’aide et les liens sur cet article.

La photographie à l’ère du numérique

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Photo : Meffre / marchand (The ruins of detroit)

Regards contemporains

Présence des photographes sur le web

1 / La photographie sur internet

Le web, surtout depuis l’apparition des Smartphones, a complètement bouleversé la manière d’appréhender, de diffuser, de contempler ou de “consommer” la photographie. Un vocabulaire hier inconnu émerge et de nouveaux standards esthétiques prennent le devant de la scène :

Le selfie (ayant entraîné l’industrie d’outils dédiés, comme les perches à selfie et son lot de techniques détournées comme le Selfiepoubell, le welfie, le Belfie, le bookshelfie, le drelfie, sans oublier les conséquences de ces pratiques sur la santé publique car, peu de gens le savent, les selfies peuvent tuer!), le Tag, le photobombing, etc… sont des mots apparus dans le quotidien de millions de personnes “connectées”. Si elles révèlent bien souvent la vacuité, le narcissisme ou l’égocentrisme des protagonistes, ces nouvelles formes de photographie, loin des canons traditionnels, laissent parfois poindre une brèche, une émotion, révèlent une faille de l’homme ou de la société qui l’a engendré et sont parfois détournées ou récupérées avec talents.

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Au-delà de ces nouvelles pratiques, la toile s’est progressivement transformée en immense espace de stockage et de partage dans lequel photographies et vidéos prennent le plus de place. La plupart des utilisateurs ont aujourd’hui un compte Facebook, Google, Twitter, Instagram, Flickr, Pinterest, Youtube,etc… Ils stockent et partagent leurs photos de familles, leurs souvenirs de vacances, leurs témoignages, leurs passions, leurs selfies. Ces nouveaux usages, comme les albums photo en leur temps, racontent quelque chose des sociétés qui les pratiquent.

L’émission regrettée PLACE DE LA TOILE animée jusqu’en 2014 par Xavier De la porte sur France culture, avait d’ailleurs consacré une diffusion à ce sujet, analysant ces nouvelles pratiques à l’aune de l’histoire de l’art, des médias et plus spécifiquement de la photographie.

(Si l’émission n’existe plus aujourd’hui, du moins sur un véritable format inscrit sur la durée, les archives sont toujours consultables sur le site de France culture)

Les nouveaux outils que sont les Smartphones, tablettes tactiles, caméras type Go pro, ne bouleversent pas que la photo de « loisirs », mais l’industrie de la photographie dans son ensemble. Les évènements relatant l’actualité sont aujourd’hui couverts en grande partie par des photos et vidéos amateurs prisent sur le vif, avant l’arrivée sur place des « professionnels ». Ces photographies ou vidéos sont bien souvent « virales » et créent un « buzz » avant même que les médias traditionnels n’aient proposé le moindre contenu. la cadence de « l’information » s’accélère donc et modèle son pas sur celui des réseaux. Pas une chaine aujourd’hui qui n’affiche en continu les fils twitter, vidéos Youtube ou commentaires Facebook, au prix bien souvent d’une précipitation étouffante et d’une information de qualité médiocre.

5fc6c42c-7fa0-11e0-ae9c-765696900207(Tweet ayant semé le trouble dans l’affaire DSK et ayant anticipé toute information via un canal traditionnel)

japon-l-arrive-de-la-vague-filmee-par-des-amateurs-10420445hhuuw(vidéos et photos amateurs relayées par tous les grands médias –ici LCI – lors du Tsunami de 2011 au japon)

Si ce cycle de l’information en continu revêt des allures détestables (Attentats de janvier et novembre 2015 à Paris), les outils de communication accessibles à tous ont aussi des vertus et servent parfois à rétablir l’équilibre d’une désinformation ou d’une déformation de l’information par les médias professionnels, en restituant la parole aux témoins directs des évènements et en créant une forme d’information citoyenne, horizontale et participative avec ses vertus et ses défauts, une culture du « like » et du poing levé (exemple des « prétendus » débordements en marge de la cop 21 à paris).

De fait, n’importe quel photographe ou vidéaste amateur / de circonstance peut aujourd’hui poster une image sur Instagram, une vidéo sur Youtube, un article sur WordPress, un tweet ou même créer un site, un blog et promouvoir son travail, exercer son sens critique et réinventer le rapport jusqu’ici pyramidal de la circulation de l’information.

Mais que font les photographes “professionnels” de tous ces bouleversements? Comment diffusent-ils leurs travaux? Quelle place accordent-ils au web et aux réseaux? De quelle manière les technologies numériques modifient-elles le rapport des photographes à leur travail, à leurs techniques, à leurs outils? Peut-on encore parler de photographie professionnelle et comment?

2 / La photographie professionnelle

Agences et galeries

Une simple recherche Google image nous permet d’accéder à des milliers de photographies autour d’un même sujet. Dans ce lot d’images “offertes” se cachent un grand nombre de questions qu’on ne se pose que trop rarement. Tout d’abord celle de la licence. La photographie est-elle soumise au droit d’auteur? Ai-je le droit de l’utiliser et pourquoi faire? Est-elle gratuite? La question du photographe ensuite (professionnel, amateur, de circonstance?). La question du contexte, du lieu, de l’authenticité enfin (éventuelle retouche, commentaire associé, contexte de l’utilisation de l’image, etc…).

201509111707-full( Exemple de cette photographie de l’AFP, détournée et utilisée à contre emploi par le journal municipal – et marqué politiquement à l’extrême droite – de Béziers )

Passer par le spectre d’une agence photo pour trouver des images offre un certain nombre de garanties. Tout d’abord, une éthique. En fonction de l’agence choisie , une pratique de la photographie sera privilégiée, une manière d’appréhender les sujets, une distance, un regard, un angle politique. Des agences historiques comme Magnum ou contemporaines comme Vu, tendance floue ou Myop, offrent un choix de photographies de grande qualité, avec une notion “d’auteur photographe” associée à chaque image, un travail sur le style, sur la conception des images en séries et sur la subjectivité du regard assumée. Ces agences, Magnum dans un premier temps et Vu ou Myop de manière plus radicale, mettent le regard subjectif du photographe au cœur de la notion de témoignage. Ainsi, la couverture d’un évènement, l’exploration d’un sujet ou d’un territoire, passent par le spectre d’un regard, d’une sensibilité, d’un point de vue, qui ne peuvent pas être neutre.

michael-ackerman_610768( Michael Ackerman / agence Vu )

yakoukst_ville_froide_087-bd( Steeve Iuncker / agence Vu )

Odysseia_04( Antoine D’agata / agence Magnum )

tumblr_nkjd72B0mT1qarjnpo3_1280Harry Gruyaert / agence Magnum )

D’autres agences auront une démarche beaucoup plus neutre vis-à-vis des photographes en tant qu’auteurs et de la photographie en tant qu’art. Elles privilégieront une approche plus « froide » des sujets en évacuant la question du style et de la subjectivité pour une image techniquement “parfaite” et exploitable dans l’illustration des contenus, mais au discours souvent neutre et à la « patte » généralement effacée. L’exemple de Sipa press ou d’agences extrêmement spécialisées comme BSIP (sciences) et Biosphoto (nature), illustrent cette politique.

3 / Les sites de photographes / photographes indépendants

En plus, ou à côté des grandes institutions que sont les agences photographiques, certains photographes communiquent autour de leur travail et s’emparent du web à travers des sites internet personnels, blogs, réseaux sociaux, leur permettant d’atteindre une plus grande singularité.

La création d’un site, si elle ne permet pas totalement pour un photographe de s’affranchir de la présence d’une agence (sécurité, protection de son travail, démarchage, réseau, etc…), lui offre en revanche une “vitrine” plus personnelle dans laquelle il a la possibilité de présenter son travail comme il l’entend et , en fonction du contrat qui le lie à son agence, de gagner en indépendance. Les sites internet permettent également aux photographes ne trouvant pas d’agence d’exposer leur travail et de le rendre visible à moindre coût.

La création d’un blog sera propice à développer textuellement autour de l’image, par la théorie, la poésie ou le témoignage. Les réseaux sociaux offriront une visibilité et inscriront les photographies dans la dynamique d’une actualité. Les trois supports sont à priori complémentaires et permettent de faire vivre l’image sur des temporalités différentes et selon des objectifs éclatés (question de l’œuvre, du témoignage, du document, etc…).

Exemples :

Adam Magyar

AdamMagyar_02Avec sa série « Stainless », Adam Magyar exploite pleinement les possibilités sonores, visuelles et interactives du web. En permettant au spectateur de parcourir ses images à l’aide d’une loupe il offre bien plus qu’un gadget, mais un véritable outil d’exploration de l’image fixe qui lui donne de nouvelles propriétés. Le public peut alors se mouvoir dans l’image et créer ses propres cadres à l’intérieur du cadre. La photographie devient en quelque sorte un espace géographique sur lequel il est nécessaire de se pencher (à l’inverse de l’observation d’une œuvre muséale qui nécessite la plupart du temps de prendre du recul). L’utilisation et le détournement des caméras professionnelles haute vitesse de type Optronis (généralement dédiées à la science ou à la publicité) lui permet de proposer un format vidéo se rapprochant de la photographie en lui insufflant des mouvements subtils créant un sentiment trouble pour celui qui regarde. La caméra se déplace t-elle sur une photographie, ou dans un espace ralenti au possible?

Adam Magyar – Stainless, Alexanderplatz (excerpt), 2011 from Adam Magyar on Vimeo.

Steve Iuncker

Un peu plus classique dans l’approche de la présence web, Steve Iuncker (membre de l’agence Vu), montre qu’il est possible d’être présent sur les deux fronts en proposant une approche singulière sur un site personnel s’éloignant de la charte graphique de l’agence Vu.

 

Russia, Siberia, Yakutsk, January 2013 In the coldest city in the world. Russie, Sibérie, Iakoutsk, janvier 2013 Dans la ville la plus froide du monde. Steeve Iuncker / Agence VU

Matt Lutton

Matt Lutton est un photographe américain ayant fait un important travail sur la Serbie. Son site, plutôt sobre, propose cependant d’explorer les images dans l’horizontalité de la page, ce qui est plutôt rare, la plupart des photographes préférant la plupart du temps exploiter la verticalité ou le Portfolio type « diaporama ».

Young men riding the trams in Belgrade. December 2010.

Yves Marchand et Romain Meffre

Si leur site est d’une facture extrêmement classique, leur démarche l’est beaucoup moins. Le duo de photographes explore dans un travail d’une densité et d’une qualité inouïe, les vestiges déjà présents de la civilisation post-industrielle. A travers la ville de Détroit ou l’île de Gunkanjima, les deux photographes proposent un témoignage sidérant sur l’obsolescence (programmée?) de cette civilisation post industrielle digne d’un film catastrophe Hollywoodien. Le site a le mérite de proposer l’intégralité de leur travail et de renvoyer aux livres somptueux compilant ces photographies.

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4 / Les réseaux sociaux et réseaux sociaux spécialisés

Les réseaux sociaux offrent un autre modèle de vitrine. Souvent critiqués, à juste titre, pour leur politique de confidentialité ou l’utilisation qu’ils font des données personnelles de leurs utilisateurs (publicité ciblée, collaboration avec instances de contrôles type NSA), les réseaux sociaux n’en demeurent pas moins de formidables outils de partages où le rapport amateur / professionnel n’est plus central. Le réseau social est en effet un outil permettant à chacun, de la même manière, de diffuser du contenu et des commentaires, donc d’avoir un rapport actif au média.

Si la majeure partie des photographies présentes sur Facebook ou Instagram ne font pas “œuvre” (bien qu’il faille définir la notion d’œuvre à l’échelle et à l’ère du numérique et de l’Internet), certaines émergent, se distinguent, font le “buzz” et viennent côtoyer du coude le travail des photographes d’agence.

L’art du Selfie?

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This NASA photo shows on December 24, 2013, as NASA astronaut Mike Hopkins, Expedition 38 Flight Engineer, participates in the second of two spacewalks, spread over a four-day period, which were designed to allow the crew to change out a degraded pump module on the exterior of the Earth-orbiting International Space Station. He was joined on both spacewalks by NASA astronaut Rick Mastracchio, whose image shows up in Hopkins' helmet visor. The pump module controls the flow of ammonia through cooling loops and radiators outside the space station, and, combined with water-based cooling loops inside the station, removes excess heat into the vacuum of space. AFP PHOTO/NASA = RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / NASA/ HANDOUT" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS =

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Comme nous le disions plus tôt, de “nouvelles” manières de pratiquer la photographie émergent via ces réseaux et retiennent l’attention. Au centre de ces pratiques, le Selfie, ou le fait de se prendre soi-même en photo (le plus souvent à l’aide d’un Smartphone) dans un endroit ou une situation donnée afin, le plus souvent, de partager cette image sur un réseau.

La pratique du selfie relève-t-elle du pur narcissisme? Est-elle une extension de l’art traditionnel de l’autoportrait? En quoi raconte-t-elle quelque chose de notre époque et plus spécifiquement de l’usage des outils numériques?

Ces quelques articles et dossiers permettront sans doute de creuser ces questions loin d’être anecdotiques :

  • Tout d’abord avec une chronique de la toujours très bonne émission de Xavier De laporte sur France culture.

  • «Le selfie est un portrait de soi dans le monde»

Interview passionnante de l’universitaire Laurence Allard autour de cette pratique photographique (libération) :

http://www.liberation.fr/ecrans/2014/04/24/le-selfie-est-un-portrait-de-soi-dans-le-monde_1003965

Ainsi qu’un article lié sur le blog de Laurence Allard : Selfie, un genre en soi. Ou pourquoi il ne faut pas prendre les selfies pour des profile pictures :

http://www.mobactu.fr/?p=904

  • Selfie et autoportrait, d’un monde à un autre

Un article intéressant sur le site Paris-art.com :

http://www.paris-art.com/art-culture-France/selfie-et-autoportrait-dun-monde-a-un-autre/rouille-andre/438.html

  • Les selfies, nouvel art de l’autoportrait ?

Un autre article sur le site des inrocks :

http://www.lesinrocks.com/2013/11/23/medias/selfie-lassaut-musees-11446423/

  • De l’autoportrait au selfie

Un dossier complet sur le sujet résultant d’un atelier autour de Snapchat et Instagram organisé par l’académie de Nantes et le pays de la Loire :

http://www.irepspdl.org/_docs/Fichier/2015/5-151113015359.pdf

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Les photographes sur les réseaux

L’apparition de Myspace fut une petite révolution dans le monde d’internet en permettant au tout venant de créer une page personnelle pour y mettre à peu près tout ce qu’il souhaitait. Les premiers à s’engouffrer sur cet espace facilement accessible et ne nécessitant pas la connaissance d’un langage informatique furent les musiciens suivis de près par les photographes. Myspace permit ainsi la création d’une communauté forte qui, par affinités, permettait de sortir des sentiers battus en termes de création musicale et visuelle et de faire de réelles découvertes. Certains artistes ont d’ailleurs émergés par ce réseau. Peu à peu délaissé pour Facebook, ou Twitter, Myspace est aujourd’hui une communauté beaucoup moins active.

Des agences utilisant les réseaux pour promouvoir leur structure aux comptes personnels des photographes en passant par les talents “inconnus”, voici une petite exploration des réseaux axée sur la photographie :

 

Instagram :

CaptureInstagram est un réseau social axé sur le partage de photographies et trouve naturellement sa place pour tout photographe désirant valoriser son travail et pour toute agence ou festival désirant communiquer autour de ses actions. Il ne faut pas non plus négliger la présence des magazines ou journaux qui valorisent souvent la photographie et les photographes à travers ces types de comptes.

Petite sélection de comptes à suivre :

Agence Vu :  https://www.instagram.com/vu_photo/

Agence magnum : https://www.instagram.com/magnumphotos/

Vice : https://www.instagram.com/vice/

National geographic : https://www.instagram.com/natgeo/

Photograph Magazine : https://www.instagram.com/photographmag/

burnmagazine : https://www.instagram.com/burnmagazine/

JR : https://www.instagram.com/jr/

Rencontres d’Arles : https://www.instagram.com/rencontresarles/

Tendance floue : https://www.instagram.com/tendance_floue/

Le bal : https://www.instagram.com/le_bal/

Vincent Catala : https://www.instagram.com/vincent_catala/

Lorenzo Castore : https://www.instagram.com/lorenzocastore/

Maison européenne de la photographie : https://www.instagram.com/mep_paris/

Libération : https://www.instagram.com/liberationfr/

Géo : https://www.instagram.com/magazinegeo/

 

Twitter et Facebook

 

Twitter et Facebook permettront surtout de suivre l’actualité des photographes, agences ou structures et de communiquer, le cas échéant, avec.

La sélection serait trop importante à présenter sur cet article et il conviendra de trouver les comptes intéressants à suivre au fil des pages en se fiant par exemple aux comptes suivis par les grandes agences comme Vu, ou Magnum.

 

Flickr et pinterest

 

Autres réseaux axés autour de la photographie, ces espaces permettent notamment aux photographes amateurs d’avoir une visibilité et un retour critique sur leur travail. Très utilisés, notamment Flickr pour sa facilité d’usage et son espace de stockage considérable (1 to gratuit), la rencontre de photographes de talents dépendra du temps passé sur le réseau à dénicher les clichés sortant de l’ordinaire. Il faut donc parfois s’armer de patience pour avoir droit à autre chose qu’une coccinelle prise en macro sur une fleur ou un soleil couchant.

5 / Revues / magazines spécialisés en ligne

La presse en ligne fait bien souvent la part belle à la photographie et la suivre permet de faire de belles découvertes. Voici une petite sélection de magazines à suivre :

VICE : Le site internet plutôt provoc Vice offre un espace très large à la photographie de qualité. Attention cependant aux contenus parfois bruts et trashs propres à la ligne éditoriale de la revue.

Libération : Le journal quotidien ayant été le berceau le l’agence Vu, il est tout naturel que son site face la part belle aux photographes. Une manière d’appréhender l’actualité à travers des regards aiguisés.

Géo : Dans un autre style, à travers des blogs, reportages ou portfolios, le magazine géo offre une très belle fenêtre sur les paysages sauvages ou urbains de notre planète. A parcourir.

National geographic : Dans le même esprit, National geographic accorde une grande place aux reportages photos à travers sa rubrique “Diaporamas”.

Études photographique : Revue papier et numérique précieuse, plutôt “pointue”, sur le langage photographique. Pour ceux qui aiment la théorie de l’art.

 

6 / Banques d’images libres de droit et Bien commun

Ônibus_Hacker(Onibus Hacker / Wikimédia commons)

Si les agences sont capables d’apporter une valeur ajoutée au travail des photographes en assurant la valorisation, la diffusion et la protection de leur travail, elles n’en restent pas moins soumises au bon vieux modèle du copyright si peu adapté aux réalités du web aujourd’hui. En effet, des licences libres de type Creative commons assurent aujourd’hui une reconnaissance et une protection juridique des auteurs en leur permettant de “contrôler” la diffusion de leur travail suivant un certain nombre de restrictions incluent dans le cadre d’une licence non restrictive (c’est à dire en accordant un certain nombre de droits plutôt qu’en interdisant tout). Le choix de ce type de licence n’est pas évident et peut faire peur au photographe professionnel, mais va dans le sens d’un bien commun et d’une banque d’image internationale, de qualité, à même de nourrir articles et travaux de recherche dans un cadre de droit beaucoup moins contraignant que celui du copyright.

Une simple recherche via le moteur Google image avec un filtre par licences permet d’accéder à des images libres de droit. Des réseaux sociaux comme Flickr indexent également le travail des photographes ayant choisi les licences Creative Commons.

Des banques d’images de qualité ont aussi fondé leur modèle sur le bien commun et la licence libre :

Wikimédia commons : Banque d’images collaborative de la fondation Wikimédia, à vocation encyclopédique.

Superfamous.com : Une banque d’image de qualité sous licence Creative commons

Life of pix : Encore une banque d’images libres de droit offrant une collection de photographies permettant d’illustrer article ou d’agrémenter des pages internet.

Quelques articles recensant plusieurs banques d’images aux licences libres :

Orson: http://blog-fr.orson.io/blog/64/top-12-des-banques-d-images-gratuites-et-libres-de-droits

Korben :

http://korben.info/10-sites-photos-gratuites-illustrer-vos-sites.html

http://korben.info/photos-gratuites.html

http://korben.info/photos-libres-de-droit-gratuites.html

http://korben.info/top-10-des-sites-proposant-des-photos-gratuites-et-libres-de-droit.html

http://korben.info/depositphotos-photos-vectos-videos-libres-droits.html

8/ Les forums et sites de passionnés

Les forums sont des outils à ne pas oublier lorsqu’on souhaite faire le tour du monde de la photographie sur internet. Ils ont souvent une vocation plutôt technique, mais permettent, par l’intermédiaire de questions/réponses directes aux membres de la communauté, d’en apprendre plus sur les pratiques, de perfectionner la sienne et de découvrir des photographes méconnus.

Voici une liste de forums actifs sur le sujet :

Pose partage : http://www.posepartage.fr/forum/

Virus photo : http://www.virusphoto.com/forum-photo.php

Chasseur d’images : http://www.chassimages.com/forum/index.php

 

9 / Des lieux, évènements et festivals pour se tenir informé de l’actualité photographique

Les Rencontres d_Arles 2009Voici une sélection non exhaustive de lieux ou festivals majeurs pour la photographie, essentiellement en région parisienne :

Maison européenne de la photographie

Galerie Vu

Les rencontres d’Arles

Le Bal

La Galerie du jour

Jeu de paume

Polka

Fondation Henri Cartier Bresson

Une sélection plus large est proposée par cet article sur Timeout :

http://www.timeout.fr/paris/galeries/expositions/photos

10 / Expériences originales, dispositifs singuliers

Au-delà de la vocation artistique, plasticienne ou documentaire de la photographie, des sites s’attachent à l’utiliser dans des dispositifs singuliers propres aux interfaces numériques (tablettes, écrans pc). C’est le cas par exemple de la technologie Google street view permettant de parcourir le monde en réalité virtuelle. Depuis l’apparition des casques de réalité virtuelle type Cardboard ou Oculus rift, l’expérience est encore plus saisissante. Des applications sont disponibles sur le Playstore et l’Apple store pour en profiter pleinement. Le site Google treks dédié au patrimoine mondial de L’UNESCO permet également de parcourir les lieux les plus incroyables du monde à travers des photos prisent à 360 degré.

360 cities est un autre site permettant, avec moins de souplesse, de se mouvoir à 360 degré dans l’image et offre l’occasion de témoigner de l’histoire de manière singulière :

 

Exemple poignant de cette reconstruction tirée d’images d’archives de Hiroshima après la bombe atomique.

D’autres usages permettent encore d’utiliser la photographie de manière interactive, comme le story map, la time line, la juxtaposition, ainsi que les widgets photo type widgetic ou thinglink.

Ces outils feront l’objet d’un article à part entière prochainement dans un billet consacré aux techniques photographiques numériques.

12 / Théorie et critique

Voici pour finir une sélection de sites et supports permettant d’élaborer une réflexion critique autour de la photographie contemporaine.

  • En mai 2015, le Centre Georges Pompidou organisait un colloque autour des théories de la photographie. Vous pouvez en retrouver une trace avec des liens renvoyant vers les captations de ce colloque sur le blog l’image sociale :

http://imagesociale.fr/1475

  • L’image sociale :

Blog d’André Gunthert, maître de conférences à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), où il occupe la chaire d’histoire visuelle:

http://imagesociale.fr/

Ce blog est un carnet de recherches spécialisé dans le domaine des études visuelles.

  • Théorie de l’action photographique :

http://www.labex-arts-h2h.fr/fr/theorie-de-l-action-photographique.html

  • Études photographique :

https://etudesphotographiques.revues.org/index.html

Une revue papier et numérique plutôt “pointue” sur le langage photographique.

  • Portail photo Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Portail:Photographie

  • L’emprunte digitale

http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2007/10/03/506-l-empreinte-digitale

Un article intéressant d’André Gunthert

  • Tendances de la photographie contemporaine

http://mediation.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-photocontemporaine/ENS-PhotoContemporaine.htm

Un document pédagogique mis en ligne par le centre Georges Pompidou

Cet article sera suivi prochainement d’une publication dédiée aux techniques de photographie numériques, aux outils en ligne ainsi qu’à la retouche. Je vous souhaite en attendant de belles découvertes et de beaux voyages dans cet art plus que jamais sur le devant de la scène.

 

Semaine de la bidouille # 2

Culture Maker en « Hacktion »

Pour la deuxième année consécutive, la médiathèque Louis Aragon organise une semaine dédiée à la “Bidouille” informatique. Comme l’année dernière, les participants se verront proposer un parcours numérique à travers une série de 4 ateliers explorant l’informatique à travers les thèmes du développement durable, du recyclage, du détournement, et de la fabrication numérique.

Ce cycle d’ateliers est gratuit et ouvert à tous, Fontenaysiens ou non, à partir de 12 ans.

Au programme :

Recyclage électronique : réutilisation d’ordinateurs ou de composants obsolètes dans l’optique de leur donner une deuxième vie.

Exploration numérique : Découverte d’outils et de contenus originaux directement venus du 23eme siècle…

Bidules, trux et Linux : Initiation au système d’exploitation libre et gratuit « Linux » conçu dans une modeste chambre d’étudiant , il y a plus de 20 ans, par le héros de tous les geeks à lunettes Linus Torvald.

Légumes sonores, Makey Makey : Les légumes font du bruit. Nous en aurons la preuve.

Dissection informatique : Vous rêvez de déchiqueter un ordinateur et de le déboulonner pièce par pièce? Ce rêve sera exaucé.

Cultures Makers : Les makers sont des gens extraordinaires qui vivent la nuit à la lueur des tubes cathodiques. Ils ont des tas de trucs à nous apprendre sur la vie.


Signalons au passage, pour les mordus de fabrication numérique, l’ouverture récente du Labo de Rosny-sous-Bois [@lelaborosny], Véritable laboratoire de fabrication numérique qui saura vous accompagner dans vos projets et initiations.

Invention d’objets interactifs : Les rêveurs qui participeront aux ateliers pourront imaginer les objets inutiles de demain… Juste pour le plaisir.

Fabrication Numérique : Car le numérique n’est pas qu’un gouffre aux chimères… oui oui ! (ceux qui trouveront l’allusion cinéphilique gagneront une touche de clavier obsolète de leur choix).

Méditation Technologique : Pour que cette série d’ateliers inspire sagesse et philosophie.

VENEZ DONC NOMBREUX! Avec vos déchets électroniques, ordinateurs au bout du rouleau, claviers ne tapant plus ni les A ni les I ou souris amputées du clic gauche… Nous essaierons d’en faire quelque chose tous ensemble.

Les participants de la première session d’ateliers avaient entre-autre pu apprendre à construire un ordinateur à partir d’éléments issus de machines ne fonctionnant plus. Une introduction au monde des logiciels libres avait également été proposée avec la découverte de l’environnement Linux, du mini ordinateur Raspberry Pi et de l’initiative Jerry DIT. Ces moments ont permis à des personnes de tout âge de collaborer ensemble à l’étude du fonctionnement d’un ordinateur dans la perspective de les faire fonctionner à nouveau. Grâce à ces ateliers, deux PC fonctionnant sous Linux ont pu être introduits à la médiathèque et servent aujourd’hui de postes ressources permettant de valoriser des contenus libres de droit suivant les thématiques abordées au fil de la saison (L’astronomie par exemple avec l’expérience ASTROLUX)

Inscriptions à l’espace multimédia de la médiathèque Louis Aragon de Fontenay-sous-Bois ou au 01.49.74.79.62

Ateliers du 19 au 23 octobre de 14 h à 16 h 30.

Fictions geeks : Hacker, Mr.Robot, Silicon Valley

 

« la réalité, c’est ce qui continue à s’imposer à vous quand vous cessez d’y croire »

Philip K. Dick

Un film d’action international, une comédie californienne, un thriller paranoïaque new yorkais.

Le point commun entre ces trois créations récentes ? Les protagonistes au centre de l’histoire savent tous se servir d’un terminal et les intrigues se dénouent au rythme intensif du clavier traçant des lignes de codes à l’infini.

Depuis le mois de juin, le phénomène Mr Robot a commencé à se répandre sur la toile. Les spectateurs les plus geeks ont été enchantés d’enfin trouver une série mettant en avant un personnage crédible de Hacker. Les autres, sérivores, cinéphiles, curieux, ont trouvé une série non exempte de défauts, mais aux fulgurances incontestables, au style résolument musical, à l’intrigue tournée vers l’actualité la plus récente (Edward Snowden, Julian Assange, Pirate Bay, Google et son ALPHABET…)

Profitons donc de l’occasion pour évoquer ces trois œuvres entérinant la présence d’une nouvelle figure du « héros » issue de la cyberculture : le Hacker.

HACKER

Avec Hacker (Blackhat), Michael Mann signe un film peu crédible sur le monde  des pirates informatiques. Quelques belles séquences promènent la caméra le long des circuits imprimés des cartes mères de data center aussi froids que gigantesques. L’infiniment grand rejoint alors le microscopique et c’est un régal rétinien. La puissance du film réside peut-être dans ces quelques images, trop fugaces, révélant les processeurs et composants informatiques à la manière de cités futuristes, à l’architecture rectiligne et métallique, aux rues désertés. Mais l’intrigue calqué sur un « mission impossible » mal scénarisé, a du mal à convaincre. Le personnage principal surtout, qui condense à lui seul les caractéristiques d’une équipe entière d’agents secrets (Hacker de génie maitrisant les arts martiaux et possédant le charme de Brad Pitt…). On passera donc sur cette fiction qui, malgré ses faiblesses, met pour la première fois au centre d’un blockbuster hollywoodien le personnage du Hacker d’ordinaire relégué au rang des sympathiques et farfelus personnages secondaires.

Toutes les critiques ne convergent cependant pas et des revues aussi  prestigieuses que Positif ou les Inrockuptibles chroniquent cette œuvre à la manière d’un essai contemplatif aux enjeux formels ambitieux :

« Le prodige de « Hacker » est que cet accomplissement formel ne se fait pas aux dépens du récit ni de l’écriture du cinéaste, qui atteint une sophistication inédite. » (Inrockuptibles)

« Les plus belles séquences du film décrivent la volatilité du monde et sa diaphanéité comme seul le réalisateur de « Heat » sait les imprimer sur grand écran. » (Positif)

Même l’excellent critique Jean Baptiste Thoret (Charlie Hebdo, Mauvais genre, La dispute…) trouve ici « un film d’avant-garde prodigieux, inquiet, gris anthracite, froid, qui s’avance masqué sous les traits d’un action movie post-11 septembre ».

Chacun se fera donc son opinion.

 

MR. ROBOT

http://www.whoismrrobot.com/

« Un paranoïaque n’est rien d’autre que quelqu’un qui est en possession de tous les faits »

Warren Ellis  (TRANSMETROPOLITAN)

Une série en cours de diffusion vient pourtant donner un sérieux coup de fouet au Hacker de Michael Mann. Mr. Robot, diffusé actuellement sur la chaine américaine USA Network et sur plusieurs plateformes vod (pour l’instant en vo sans sous-titres), impose son personnage de Hacker sombre, torturé, « schizophrène éclairé » et « lucide », dans un New York devenu la scène de théâtre  d’un « combat avec le démon ». Parfois filmé avec l’élégance anxieuse d’un Stanley Kubrick, parsemé d’accélérations rageuses à la Scorsese, Mr. Robot trace au fil des épisodes un style unique rarement vu à la télévision (évidement, un peu plus depuis l’avènement d’HBO, AMC ou Netflix). Cette puissance formelle fait accepter sans trop de mal les quelques lourdeurs scénaristiques qui parsèment un récit sublimé par son protagoniste principal, Rami Malek, incarnant le jeune hackeur torturé Elliot Alderson et son pendant « maléfique », Tyrell Wellick, incarné tout aussi sublimement par Martin Wallstrom. Les lignes de codes servent ici à nouer et dénouer les afflictions névrotiques d’Elliott, néo punk sauvage, asocial, vivant reclus et solitaire dans son appartement sombre new yorkais avec un chien, la lumière des écrans pour le bronzage et des disques durs qu’il fait régulièrement bruler au micro-onde dans un souci paranoïaque ou un éclair de lucidité. Carburant à la morphine, les yeux exorbités, les mots rares et prononcés lentement, Elliot pirate à peu près tout et tout le monde (collègues de travail, psychiatre, amie d’enfance, réseau de son entreprise, inconnus douteux, etc…). Ce que les gens laissent sur internet raconte leur solitude : Facebook, les sites de rencontres, les mails parcourant les câbles de fibre sans fin.  Elliott s’en empare et lit à travers les gens. Il les décrypte et les déchiffre grâce à son sens de l’observation sorti d’un roman de Conan Doyle. Lorsque l’occasion se présente, en Robin des bois des forêts dématérialisés, Elliott rend un peu de justice et se débarrasse des « mauvais ». Mais l’enjeu n’est pas là, sa quête numérique est avant tout existentielle. Elliott lutte avec la matérialité du monde, se questionne sur la réalité des autres, les gens qu’il croise chaque jour au bureau, dans la rue, sur son palier. Pour faire face à cette solitude, Elliott s’est créé un compagnon imaginaire, sorte d’alter ego virtuel auquel il parle régulièrement et qui permet de tracer le récit en voix off un peu comme l’avait fait, plus maladroitement, la série Dexter, ou, dans la même veine, l’injustement oublié « Profit ». L’expérience est hallucinogène, l’écriture sèche, le débit saccadé. La voix trace par vibrations le dessin d’une âme plus vaste que celle d’Elliot. Le réseau, la machine, les démons ?

 

Dans sa beauté formelle, la série de Sam Esmail prend le parti de ne pas utiliser de générique. Chaque épisode est introduit par une séquence inaugurale magistrale suivie du titre de la série apparaissant en rouge avec une typo de jeu vidéo rétro sur tout l’écran. L’ouverture du deuxième épisode opposant Elliot et Tyrell Wellick dans un bureau dominant Manhattan en est la plus belle illustration. L’un, doté d’une grande confiance en lui, parle beaucoup. L’autre se tait et observe. Les colonnes, les vitres entrouvrant sur le ciel dominant la ville, la pâleur bleue de la lumière et l’espace entourant les personnages, suspendent cette séquence au-dessus du monde, dans une confrontation psychique entre deux génies opposés, sorte de duel Holmes / Moriarty au sommet de l’Olympe en train de converser sur le sort de l’humanité. L’épisode commence.

 

Au-delà de son message politique, de sa remise en question des forces structurant le capital et la société dématérialisée qui en prend les contours, MR.ROBOT dessine le portrait d’une âme seule errant en «prédateur » dans la jungle d’une société numérique où passent les « fantômes ». C’est, d’une certaine manière, une œuvre renouant avec les principes du romantisme : La solitude, l’origine, les démons, la recherche d’une âme sœur.

Il faudra donc guetter la probable diffusion de cette série en France car elle est l’une des œuvres les plus fascinantes vues cette année sur petit ou grand écran.

(Pour patienter, la lecture de la superbe bd Wizzywig d’Ed Piskor, pourra ravir ceux que cette intrigue titille. Hacking, anarchie, solitude, paranoïa… Rien que du bon ! La BD est disponible à la médiathèque)

SILICON VALLEY

Le côté « lumineux » de la force brille parfois un peu sombre. La série Silicon Valley nous entraine au cœur de l’industrie du net en Californie, où de jeunes gens rêvent leur avenir en Mark Zuckerberg et conçoivent des algorithmes susceptibles de leur rapporter  des millions. Cette série courte (25 minutes par épisode) et hilarante, proposée par HBO, décortique le ridicule et l’absurde de la compétition numérique qui fait rage en Californie. Sociétés tentaculaires type Google (ici Hooli) contre jeunes start up prometteuses (Piep Piper), Geeks introvertis contre golden boys extravertis, bureaux gigantesques avec armés de techniciens et d’avocats et petites maisons de banlieues (incubateurs) regorgeant de nerds maladroits, réceptions luxueuses  pour club de milliardaires « déconnectés », la série se forge à coups de portraits caustiques mais pas si caricaturaux que ça. Nous y suivons les périples d’une jeune start up sur le point de révolutionner l’encodage vidéo pour le streaming mais butant face à la compétition sauvage et brutale qui sévit en Californie. Le format est explosif, la société dépeinte focalisée sur elle-même, à mille lieues des réalités, les situations grotesques, et pourtant, la série n’est peut-être pas éloignée du documentaire tant nous avons vu ces dernières années des illustrations de ce que nous reflète, par le prisme de la comédie, Silicon Valley.

Les algorithmes sont ici déployés pour construire des applications capables de détecter des femmes aux seins qui pointent ou des fontaines à eau. Des techniciens sont payés à ne rien faire pour ne pas les voir tomber aux mains de la concurrence. Le streaming au débit le plus prodigieux jamais vu consiste à montrer un oiseau faisant son nid durant de nombreuses heures avec une image presque statique (le pic d’affluence du public intervenant lorsqu’un technicien tombe dans un précipice et se retrouve coincé une journée entière en venant nourrir les oiseaux). Les nouvelles méthodes de management imposent des réunions à vélo ou des messages de motivations vaguement inspirés de préceptes bouddhistes, etc…

Sans atteindre l’intensité de MR. ROBOT, Silicon Valley distille un humour corrosif et jouissif, décortiquant les strates structurant l’industrie florissante et souvent futile des applications smartphones et outils web. La superficialité et l’autosuffisance de ce petit monde brassant des milliards et pensant détenir les clés du futur de l’humanité y est dépeinte sans retenue, renouant avec les meilleures comédies américaines désormais trop rares au cinéma.

La série est visible sur la chaine OCS CITY sur le câble et probablement sur plusieurs plateformes VOD. Indispensable pour se faire une petite idée de l’environnement dans lequel évoluent les concepteurs de nos précieux smartphones et certainement l’une des meilleures comédies aperçues ces dernières années.

 

Voici donc deux séries à se mettre sous la dent avant la fin de l’été. Au-delà de leurs sujets mettant au centre des intrigues des protagonistes experts en informatique, ces séries montrent à quel point la société numérique a rapidement, et de manière complétement invasive, infiltré nos vies, nos maisons, nos outils et nos esprits. Que ce soit avec humour ou en manipulant l’inquiétante immatérialité de nos horizons, ces œuvres ne se contentent jamais  d’une « dénonciation » manichéenne et préfèrent le portrait à la caricature.

Entre fascination, rire, inquiétude et peur, Silicon Valley et Mr.Robot sont probablement les premières œuvres de fiction à peindre si justement et avec autant de grâce les générations de l’internet. Ils rendent justice à la cyberculture et démontrent, s’il le fallait, qu’elle est totalement ancrée dans nos réalités « terriennes », incarnées par des personnes, parfois touchantes, parfois terrifiantes, parfois ridicules, et dans des lieux.

Silicon Valley est prolongé pour une troisième saison et Mr Robot pour une deuxième (Hacker n’aura probablement jamais de suite !)